E.ON déterminé à se séparer de ses centrales électriques

vendredi 21 août 2015 14h53
 

DUSSELDORF, 21 août (Reuters) - Le président du directoire d'E.ON, Johannes Teyssen, s'est dit déterminé à aller jusqu'au bout du processus de scission des activités de production d'énergie conventionnelle du géant allemand de services aux collectivités, ajoutant qu'il était prêt à contester en justice des textes de loi qui menacent de vider de son sens cette réorganisation.

"Je mènerai ce processus jusqu'au bout, quel qu'en soit le coût", a-t-il dit jeudi soir à des journalistes.

E.ON a annoncé en décembre dernier son intention de se scinder en deux pour se séparer de ses activités de production conventionnelle d'électricité et se recentrer sur les énergies renouvelables et les réseaux de distribution, une mutation spectaculaire face à la crise du secteur en Europe.

Cette scission, qui doit normalement intervenir au second semestre 2016, donnera naissance à une nouvelle entité qui s'appellera Uniper.

E.ON entend lui transférer les 16,6 milliards d'euros de provisions passées au titre du démantèlement de ses centrales nucléaires. Mais le gouvernement allemand, craignant que les entreprises du secteur ne se soustraient à leurs responsabilités par le biais de telles réorganisations, prépare une loi qui prévoit le prolongement de la période pendant laquelle des maisons-mères doivent assumer les engagements d'entités et de division issues de leur scission.

E.ON pourrait avoir recours à une action en justice si une telle loi était votée, à déclaré Johannes Teyssen.

"Je prendrai une décision une fois que j'aurai pris connaissance des détails (de la nouvelle loi). Je ne connais aucun pays au monde où une telle loi spéciale existe." (Tom Käckenhoff, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand)