Le chef de file de l'opposition grecque convoqué par le président

vendredi 21 août 2015 00h53
 

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ATHENES, 21 août (Reuters) - Conséquence de la démission d'Alexis Tsipras, le président de la République grecque, Prokopis Pavlopoulos, rencontrera ce vendredi matin le chef de file de Nouvelle démocratie (ND, droite), principale formation de l'opposition, pour lui confier le mandat de former un nouveau gouvernement, a-t-on appris auprès de la direction du parti.

Mais la tâche qui attend Vangelis Meimarakis semble vouée à l'échec compte tenu des rapports de force au Parlement issu des élections du 25 janvier dernier et l'on se dirige plutôt vers de nouvelles élections autour du 20 septembre. (voir )

Sur les 300 sièges que compte la Vouli, Syriza, le parti de Tsipras, en détient 149 et ses alliés des Grecs indépendants (Anel, droite souverainiste) 13.

Nouvelle démocratie dispose de 76 élus, les centristes de To Potami (La Rivière) en ont 17, comme la formation néo-nazie Aube dorée. Suivent le Parti communiste (KKE) avec 15 élus et le Pasok avec 13 députés.

La Constitution grecque prévoit une procédure relativement complexe pour l'organisation d'élections anticipées lorsque celles-ci doivent se tenir moins de douze mois après le scrutin précédent.

En théorie, le président de la République ne peut pas convoquer immédiatement un nouveau scrutin mais doit d'abord consulter les dirigeants des autres partis pour voir s'ils sont en mesure de former un gouvernement.

Ce n'est qu'en cas d'échec de ces consultations que des élections seront organisées.

Même si les chances sont minces de trouver une majorité dans un délai de quelques jours, le chef de file de Nouvelle démocratie s'est pourtant dit prêt à tenter de relever le défi. "Je considère qu'il relève de mes obligations politiques et de ma responsabilité d'épuiser toutes les options au cas où le Parlement pourrait offrir une solution", a déclaré Vangelis Meimarakis devant la presse. (Renee Maltezou; Henri-Pierre André pour le service français)