Brésil-Contestée, Dilma Rousseff exclut de démissionner

jeudi 13 août 2015 02h57
 

SAO PAULO, 13 août (Reuters) - La présidente brésilienne Dilma Rousseff a exclu mercredi de quitter ses fonctions malgré les appels à sa démission émanant des bancs de l'opposition et une cote de popularité au plus bas.

Eclaboussée par le vaste scandale de corruption entourant la compagnie pétrolière Petrobras et affaiblie par la pire crise économique qu'ait connue le Brésil en un quart de siècle, Dilma Rousseff ne bénéficie plus que du soutien de 8% des Brésiliens, selon un sondage paru il y a une semaine.

Une grande manifestation est prévue dimanche pour appeler à sa destitution.

"Je n'envisagerai jamais de démissionner", a déclaré la présidente du Brésil, au pouvoir depuis 2011, dans une interview à la chaîne SBT.

Sept mois après le début de son deuxième mandat, Dilma Rousseff a subi une série de revers au Congrès qui compliquent ses efforts visant à rééquilibrer les finances publiques pour éviter que la note du crédit du Brésil ne passe en catégorie spéculative.

Dans son entretien, elle assure que la note du Brésil ne sera pas dégradée et que la dette publique du pays ne dépassera pas le seuil de 70% du produit intérieur brut. Cette dette brute a grimpé en juin à 63% du PIB contre 59% six mois auparavant.

La chef de l'Etat est parvenue cette semaine à conclure un accord avec le Sénat pour adopter un programme de réformes économiques et contourner la chambre basse du Congrès. (Guillermo Parra-Bernal, Eduardo Simões; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)