RWE se réorganise, n'exclut pas une scission à la E.ON

lundi 10 août 2015 18h41
 

FRANCFORT, 10 août (Reuters) - RWE, numéro deux allemand des services aux collectivités, a annoncé lundi son intention à la fois de faire baisser le nombre de ses filiales et d'augmenter la taille de l'équipe dirigeante afin qu'elle pilote mieux des secteurs tels que les réseaux et les énergies renouvelables.

Certains analystes y ont vu prélude à une scission, à l'instar d'E.ON, des activités d'un groupe confronté, comme le reste du secteur, à une crise structurelle, provoquée par une baisse de la demande en Europe, une diminution des prix de gros et par la hausse du recours aux énergies renouvelables, en parallèle à l'abandon du nucléaire.

"Le nouvel RWE AG sera plus agile et plus flexible -- comme l'exigent les bouleversements de grande ampleur sur le marché de l'énergie", déclare Peter Terium, président du directoire de RWE, cité dans un communiqué.

Lors d'une visioconférence avec des journalistes, il a ajouté qu'une scission de RWE restait une option à tout moment pour le groupe allemand, soulignant cependant que ce n'était pas celle qui avait sa préférence.

"Il est toujours bon d'avoir des options à sa disposition mais ce n'est pas notre objectif de démanteler l'entreprise", a poursuivi Peter Terium, affirmant sa conviction que la génération d'électricité classique pouvait coexister avec les renouvelables.

En décembre 2014, E.ON, le numéro un allemand des services aux collectivités, a annoncé un projet de scission en deux dans une volonté e séparer de ses activités de production conventionnelle d'électricité et se recentrer sur les énergies renouvelables et les réseaux de distribution.

RWE entend pour sa part réduire le nombre de ses entités en Allemagne, essentiellement en les fusionnant, ce qui permettra une baisse des coûts administratifs et la dissolution de nombreux directoires et conseils de surveillance qui avaient vu le jour au long de l'histoire de 117 ans de l'entreprise.

Cette dernière n'a pas pu quantifier les économies qu'elle escompait de la réorganisation, précisant que des licenciements n'étaient pas à ce stade à l'ordre du jour. (Christoph Steitz, Benoit Van Overstraeten pour le service français)