LEAD 1-La Bourse de Tokyo gagne 0,41%, le Topix à un pic de 8 ans

lundi 10 août 2015 08h38
 

TOKYO, 10 août (Reuters) - La Bourse de Tokyo a fini en hausse de 0,41% lundi, encouragée par la bonne tenue des places boursières chinoises en dépit d'indicateurs décevants publiés durant le week-end.

L'indice Nikkei, en baisse le matin, s'est retourné à la hausse dans l'après-midi pour terminer la séance sur un gain de 84,13 points à 20.808,69.

Le Topix, plus large, a pris 12,10 points (0,72%) à 1.691,29, à son meilleur niveau depuis huit ans.

L'indice composite de la Bourse de Shanghai s'adjugeait près de 5% au moment de la clôture de Tokyo dans l'espoir de fusions et acquisitions et de nouvelles mesures de relance de l'économie.

En vue, l'opérateur télécoms KDDI s'est adjugé 4,35% à 3.335,5 yens après la publication de solides résultats trimestriels vendredi.

Le fabricant d'écrans pour smartphones Japan Display a bondi de 15,2% à 432 yens après l'annonce d'un bénéfice opérationnel de 2,2 milliards de yens en avril-juin, contre une perte de 12,6 milliards un an plus tôt.

Les valeurs avec une exposition à la Chine ont pâti des indicateurs décevants publiés ce week-end par Pékin, avec notamment une baisse inattendue de 8,3% des exportations en juillet.

Le sidérurgiste JFE Holdings a ainsi lâché 3,43%, le fabricant de climatiseurs Daikin Industries 1,91% et le spécialiste des robots industriels Fanuc 1,84%.

Tokyo Electric Power Company (Tepco) a chuté de 6,21% à 830 yens, après un point bas à 803. A la surprise générale, la compagnie d'électricité, propriétaire de la centrale de Fukushima, n'a pas été retenue dans l'indice JPX-Nikkei Index 400 dont le remaniement annuel a été annoncé vendredi.

Cet indice censé mettre en avant les sociétés ayant une bonne gouvernance et une solide profitabilité n'intègre pas non plus Toshiba, ce qui était plus ou moins attendu après le scandale comptable qui affecte le groupe industriel. Le titre a cédé 1,42%. (Tomo Uetake et Joshua Franklin, Véronique Tison pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)