Shell va supprimer 6.500 postes après une chute de son bénéfice

jeudi 30 juillet 2015 10h57
 

LONDRES, 30 juillet (Reuters) - Royal Dutch Shell a annoncé jeudi la suppression de 6.500 emplois cette année après avoir fait état d'un bénéfice en baisse de 37% au deuxième trimestre.

La compagnie anglo-néerlandaise, qui souffre comme ses rivales du bas niveau des cours du brut, a annoncé en outre vouloir accélérer son programme de cession d'actifs, l'objectif étant d'en vendre pour 50 milliards de dollars sur la période 2014-2018.

Shell a fait état d'un bénéfice net de 3,835 milliards de dollars (3,47 milliards d'euros) après 3,25 milliards de dollars au trimestre précédent et 6,13 milliards de dollars il y a un an. Le groupe dépasse ainsi le consensus qu'il avait lui-même fourni d'un bénéfice à 3,18 milliards de dollars.

Shell a dit prévoir la suppression cette année de 6.500 postes sur un effectif total de près de 100.000 salariés et la réduction des ses dépenses d'investissement à 30 milliards de dollars, soit 20% de moins qu'il y a un an. C'est la deuxième fois que le pétrolier réduit ce type de dépenses cette année, prévoyant que le marasme des cours pétroliers est là pour durer.

La chute de 75% des revenus de la production a toutefois été compensée une nouvelle fois par les performances des activités de raffinage et de courtage, dont les résultats ont plus que doublé au deuxième trimestre.

Le groupe pétrolier s'attend en outre à réduire cette année ses charges d'exploitation de quatre milliards de dollars, soit de 10%.

"Nous devons nous montrer combatifs dans un monde où les prix du pétrole demeureront bas pour un certain temps tout en gardant un oeil sur le redressement", a déclaré le directeur général Ben van Beurden.

Les "majors" ont dû réduire leurs dépenses de 10 à 15% cette année avec la diminution de moitié depuis un an du prix du baril de brut, tombé sous les 55 dollars. BP et Total ont ainsi annoncé cette semaine de nouvelles réductions de coûts.

Shell devra attendre encore pour bénéficier des effets du rachat son concurrent BG Group, la plus grosse fusion dans le secteur pétrolier depuis plus de dix ans.   Suite...