26 juillet 2015 / 14:00 / il y a 2 ans

LEAD 1-Le laboratoire Teva va racheter les génériques d'Allergan-source

(Actualisé avec comparaison avec un rachat de Mylan)

NEW YORK, 26 juillet (Reuters) - Le groupe pharmaceutique israélien Teva est en discussions avancées pour racheter l'activité génériques des laboratoires Allergan après une tentative infructueuse d'acheter Mylan, apprend-on de source proche du dossier.

Teva, basée à Jérusalem, rachèterait les génériques d'Allergan, dont le siège mondial est à Dublin et le siège administratif aux Etats-Unis, pour 40 à 45 milliards de dollars.

Teva avait offert 40 milliards de dollars pour racheter Mylan, dans une affaire qui traîne en longueur depuis avril.

L'opération pourrait être annoncée dès la semaine prochaine, dit-on sous le sceau de l'anonymat.

Allergan est connu pour ses médicaments de marque et notamment le Namenda contre la maladie d'Alzheimer et le Botox. La branche génériques représente environ le tiers de son chiffre d'affaires consolidé.

Si l'affaire se fait, Teva se renforcera dans les génériques tout en réalisant des économies en profitant des synergies entre les deux activités.

L'an dernier, Actavis Plc avait évincé le laboratoire pharmaceutique canadien Valeant et l'investisseur William Ackman pour fusionner avec Allergan et prendre son nom.

Teva affiche une capitalisation boursière de 60 milliards de dollars et Allergan de 121 milliards de dollars.

Les grands laboratoires pharmaceutiques ont tendance à se réorganiser pour se recentrer sur un nombre restreint d'activités où ils sont en position de leader, tandis que les fabricants de génériques ou les laboratoires spécialisés souhaitent se rapprocher de la taille critique.

Le rachat des génériques d'Allergan pourrait s'avérer plus lucratif que l'acquisition de Mylan, estiment des analystes.

Il se peut que cela ait même été le premier choix de Teva, son directeur général, Erez Vigodman, ayant, semble-t-il, approché l'an dernier Allergan, qui s'appelait alors Actavis.

En juin 2014, Teva a nommé l'ancien directeur de l'activité génériques d'Allergan Sigurdur Olafzzon au même poste chez Teva.

"Il y avait une préférence pour Actavis par rapport à Mylan, mais pour une raison ou une autre elle ne s'est pas faite", dit l'analyste de Bank of Jerusalem Jonathan Kreizman.

Si l'opération se réalise avec Allergan, elle aura deux effets positifs importants sur Teva, estime-t-il.

En premier lieu, les activités des deux sociétés se recoupent moins qu'avec Mylan. Teva projette de créer une version générique du blockbuster Epipen de Mylan tandis que Mylan travaille sur une version générique du médicament vedette de Teva, Copaxone, pour le traitement de la sclérose en plaques.

A court terme, Teva profiterait de la levée de l'incertitude sur de la tentative de rachat de Mylan qui a pesé sur le titre.

Depuis son plus haut annuel de 68,74 dollars atteint le 9 avril à New York, juste avant l'émergence des rumeurs d'une éventuelle offre pour Mylan, l'action Teva a perdu plus de 10%.

Greg Roumeliotis, avec Tova Cohen et Ari Rabinovitch, Danielle Rouquié et Juliette Rouillon pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below