Total cherche à vendre 50% de sa raffinerie au Texas-source

vendredi 24 juillet 2015 21h38
 

NEW YORK, 24 juillet (Reuters) - Total cherche à vendre une participation de 50% dans sa raffinerie américaine de Port Arthur, au Texas, et a engagé Lazard comme conseiller, selon une source proche du dossier.

La compagnie pétrolière, qui veut réduire son exposition au secteur d'aval depuis trois ans, a l'intention de continuer à exploiter la raffinerie de 225.000 barils par jour (bpj) qu'elle possède depuis plus de 40 ans, ajoute-t-on de même source.

Un porte-parole de Total a confirmé vendredi que le groupe recherchait un partenaire pour Port Arthur.

"Comme c'est le cas pour ses autres grandes plateformes hors d'Europe qui sont déjà opérées en joint-venture, Total étudie la possibilité de s'associer à un partenaire stratégique de long terme pour sa plateforme de Port-Arthur", a-t-il dit.

Il a précisé que la raffinerie était détenue aujourd'hui à 100% par Total, tandis que la partie pétrochimique était déjà en coentreprise entre Total (40%) BASF (60%).

Il s'agirait de la dernière opération en date d'une grande compagnie pétrolière cherchant à limiter le secteur aval, qui a longtemps été considéré comme étant peu rentable.

Toutefois, les raffineurs américains ont récemment dégagé des bénéfices quasi-record avec des raffineries comme celle de Total qui ont transformé du pétrole brut issu des sables pétrolifères canadiens et du pétrole de schiste américain et exporté des carburants sur des marchés à fortes marges.

En juin, Exxon Mobil Corp et Petroleos de Venezuela SA ont vendu leur raffinerie de 192.500 bpj de Chalmette, en Louisiane, à PBF Energy pour 322 millions de dollars, soit environ 1.672 dollars le baril.

A ce prix, les 50% de la raffinerie de Total pourraient valoir 188 millions de dollars (171,2 millions d'euros) même si d'autres facteurs spécifiques devraient influer sur le prix.

Deux sources proches de l'affaire estiment que le baril de la raffinerie de Total valait davantage que celui de Chalmette.

Lazard a refusé de commenter ces informations. (Jessica Resnick-Ault, avec Pascale Denis, Juliette Rouillon pour le service français)