Varin pointe les sujets Areva-EDF qui restent à négocier-source

jeudi 23 juillet 2015 13h32
 

PARIS, 23 juillet (Reuters) - Le président du conseil d'administration d'Areva Philippe Varin a écrit une lettre à François Hollande pour souligner les sujets qui restent à négocier dans le cadre de l'accord en cours de discussion entre le groupe nucléaire public et EDF, a indiqué jeudi une source au fait du dossier, confirmant des informations de presse.

L'accord sur le rachat par EDF des activités du groupe dans les réacteurs nucléaires (Areva NP) sera dévoilé le 31 juillet mais les annonces sur la recapitalisation d'Areva par l'Etat interviendront plus tard, avait déclaré mardi le ministre de l'Economie Emmanuel Macron.

Selon Le Figaro, qui a révélé l'envoi au chef de l'Etat de la lettre de Philippe Varin, le dirigeant "prévient que le conseil d'administration d'Areva (...) ne pourra valider en fin de semaine prochaine qu'un plan global, à même d'assurer la viabilité du groupe nucléaire".

Selon la source au fait du dossier, "la lettre pointe les sujets les moins avancés".

Un accord est ainsi en vue sur Areva NP, l'offre d'EDF valorisant la société autour de 2,7 milliards d'euros selon la presse, et certaines renégociations sur l'amont du cycle du combustible nucléaire (conversion et enrichissement de l'uranium notamment) ont progressé.

Mais, selon la source, les discussions sur l'aval autour d'une révision du contrat de traitement-recyclage des combustibles usés, pour lequel Areva a consenti à EDF des baisses de prix ces dernières années, sont plus difficiles.

Areva cherche à intégrer les investissements nécessaires à La Hague au prix de ces contrats à long terme et estime que la taille de sa future augmentation de capital dépendra notamment des renégociations en cours, avait-on appris mardi.

La source au fait des échanges a confirmé jeudi qu'Areva demandait à ce stade une recapitalisation pouvant atteindre jusqu'à 5 milliards d'euros alors que, selon une autre source, l'Etat espérait limiter le renflouement de l'entreprise à un maximum de 2 milliards.

Areva n'a pas souhaité commenter ces informations. (Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot)