DCNS vise 5%-8% de marge et 5 mds de CA d'ici 10 ans

jeudi 23 juillet 2015 09h42
 

PARIS, 23 juillet (Reuters) - Le constructeur naval militaire DCNS a annoncé jeudi viser un chiffre d'affaires de cinq milliards d'euros d'ici dix ans, dont la moitié à l'international et 15% à 20% dans les énergies marines renouvelables.

Le groupe, qui a plombé l'an passé les comptes de l'équipementier Thales, son actionnaire à 35%, vise à terme une marge opérationnelle de 5% à 8%, après un retour à l'équilibre toujours prévu pour 2015, a précisé le PDG de DCNS Hervé Guillou à des journalistes.

Les mesures de son "Plan de progrès" lancé le 1er juin devraient permettre de dégager 100 millions de résultat opérationnel supplémentaire d'ici 2018 par des économies de coûts et l'adaptation du portefeuille de produits.

DCNS compte notamment baisser à terme d'environ 20% les prix de ses matériels, en proposant à l'export des produits moins sophistiqués et avec des technologies réutilisables, comme cela est déjà le cas pour les quatre corvettes Gowind commandées par l'Egypte et les six autres destinées à la Malaisie.

"Historiquement, DCNS a exporté ce qu'elle avait développé pour la marine française, très 'high tech' et très haut de gamme, et on veut aussi pouvoir développer des produits plus simples, adaptés aux justes besoins des marchés émergents", a expliqué Hervé Guillou, nommé en juillet 2014.

L'Etat détient 64% de DCNS et les salariés 1%.

DCNS, qui réalise pour l'instant 38% de son chiffre d'affaires à l'international, s'établira localement dans certains pays prospects.

Le groupe espère notamment de nouveaux contrats en Egypte, notamment dans le cadre d'un appel d'offres sur de nouvelles corvettes Gowind, après la livraison le 23 juin de la frégate multimissions Fremm incluse dans un contrat de 5,2 milliards d'euros, comprenant aussi 24 avions de combat Rafale de Dassault Aviation et des missiles.

Les besoins de l'Inde, avec laquelle Dassault Aviation négocie une commande de 36 Rafale, sont "colossaux", a également estimé Hervé Guillou, citant des contrats possibles de porte-avions, de sous-marins classiques et nucléaires et de porte-hélicoptères proches du Mistral.   Suite...