LEAD 1-HSBC vendra sa filiale turque à ING $700-750 mlns-sources

mercredi 22 juillet 2015 16h59
 

(Actualisé avec des citations, contexte)

par Nevzat Devranoglu et Asli Kandemir

ISTANBUL, 22 juillet (Reuters) - HSBC s'apprête à vendre sa filiale turque à la banque néerlandaise ING Group pour environ 700 à 750 millions de dollars (642-688 millions d'euros) dans les jours à venir, apprend-on mercredi de deux sources proches du dossier.

HSBC, qui occupe le 12e rang en Turquie, vend cette filiale déficitaire dans le cadre d'un programme mondial de réduction des coûts et des actifs, de relance de la rentabilité et de simplification de sa structure.

Avec cette acquisition, ING doublerait pratiquement ses actifs en Turquie, représentant actuellement une quinzaine de milliards de dollars, et se retrouverait donc dans une meilleure position dans un marché dominé par Isbank et Garanti Bank.

"L'accord est imminent et pourrait être finalisé dans les jours qui viennent", a dit l'une des sources. "Le prix définitif sera sans doute fixé autour de 700 à 750 millions de dollars".

HSBC et ING se sont refusé à tout commentaire.

HSBC, la première banque européenne, dispose d'un réseau de 300 agences environ en Turquie, où elle poursuit aussi des opérations de banque corporate et d'investissement. La filiale turque a perdu 64 millions de dollars en 2014, le segment banque de dépôt ayant subi un impact de 155 millions de dollars après que les autorités eurent décidé de plafonner les intérêts perçus sur les cartes de crédit et sur les découverts.

ING était l'une des trois banques qui avaient présenté une offre non-contraignante fin mai, avait-on appris à l'époque de source proche du dossier. Les deux autres candidats étaient BNP Paribas et le groupe financier de Bahreïn Arab Banking Corp (ABC).

Cette acquisition relancerait ING sur la voie des fusions et acquisitions. Le groupe financier néerlandais s'était développé à l'international par voie de croissance externe deux décennies durant avant d'être renfloué par l'Etat néerlandais au plus fort de la crise financière en 2008. (Avec Carolyn Cohn à Londres et Thomas Escritt à Amsterdam, David Dolan et Daren Butler, Juliette Rouillon et Wilfrid Exbrayat pour le service français)