Bharti Airtel compte rester en Afrique, malgré Orange

mardi 21 juillet 2015 16h29
 

BOMBAY, 21 juillet (Reuters) - Bharti Airtel, le premier opérateur de téléphonie mobile en Inde, a dit mardi n'avoir aucune intention de quitter l'Afrique en dépit des négociations exclusives en cours avec Orange pour lui céder quatre de ses filiales sur le continent.

Orange a annoncé lundi négocier le rachat des filiales l'opérateur indien au Burkina Faso, au Congo-Brazzaville, en Sierra Leone et au Tchad, alimentant les spéculations sur un retrait total de Bharti du marché africain.

Bharti a précisé mardi que ces filiales ne représentaient qu'un pourcentage relativement faible de ses activités africaines et que leur vente lui permettrait au contraire de se développer dans les autres pays.

"Nous restons pleinement engagés envers nos opérations en Afrique et nous continuerons d'investir dans leur croissance. (...) En conséquence, nous n'avons aucunement l'intention de nous retirer", déclare le groupe dans un communiqué en réponse à une requête de Reuters.

Bharti s'était implanté en Afrique en 2010 en rachetant pour neuf milliards de dollars les actifs de téléphonie mobile de l'opérateur koweïtien Zain dans 15 pays. Il n'est jamais parvenu depuis à rendre ces opérations rentables.

La vente des quatre filiales, qui ont représenté environ 16% du chiffre d'affaires de Bharti en Afrique l'an dernier, devrait lui permettre de réduire son endettement qui atteignait 10,7 milliards de dollars (9,8 milliards d'euros) à fin mars.

Les spéculations sur un retrait d'Afrique ont fait monter Bharti Airtel en Bourse mardi, l'action gagnant jusqu'à 5,4% à un plus haut depuis octobre 2009.

Le groupe vend parallèlement des tours et autres installations de communications en Afrique, toujours pour réduire sa dette. Ces ventes, dans cinq pays, lui ont rapporté à ce stade 1,3 milliard de dollars. (Aman Shah, Véronique Tison pour le service français)