United Tech abaisse ses prévisions, le titre recule

mardi 21 juillet 2015 14h11
 

21 juillet (Reuters) - United Technologies, qui a conclu lundi la vente de ses hélicoptères Sikorsky à Lockheed Martin, a annoncé mardi avoir revu à la baisse ses prévisions de bénéfice annuel, le conglomérat industriel américain citant notamment des difficules dans ses divisions systèmes aéronautiques et ascenceurs.

Dans les échanges d'avant-Bourse à Wall Street, l'action United Tech recule de près de 3,5%. C'est la troisième fois que le groupe abaisse ses projections 2015.

Hors Sikorsky, United Tech anticipe désormais un bénéfice par action des activités poursuivies compris entre 6,15 et 6,30 dollars contre une précédente fourchette de 6,35-6,55 dollars.

Le groupe note que le marché de l'après-vente pour sa division UTC Aerospace Systems sera "significativement en-deçà" de ses attentes. United Tech mentionne également des difficultés pour ses ascenseurs Otis en Europe et en Chine.

"Même si cette révision des prévisions est décevante, nous restons confiants pour les perspectives à long terme des activités", déclare Greg Hayes, directeur général de United Tech, cité dans un communiqué.

Sur le seul deuxième trimestre 2015, le bénéfice net du groupe est revenu à 1,54 milliard de dollars (1,42 milliard d'euros), soit 1,73 dollar par action, contre 1,68 milliard (1,84 dollar/action) il y a un an.

Les analystes financiers avaient anticipé 1,71 dollar, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

Le chiffre d'affaires a reculé de 5% sur la période, à 16,33 milliards, sous le coup de l'impact de la vigueur du dollar sur les ventes à l'international. Le consensus était de 16,52 milliards.

Face à un panier de devises internationales, le billet vert a progressé de plus de 21% au cours des 12 derniers mois.

Sur une base organique, les ventes ont augmenté de 3%.

Lundi, Lockheed Martin a annoncé racheter à United Technologies sa filiale hélicoptères Sikorsky pour neuf milliards de dollars, somme ramenée à 7,1 milliards de dollars si on prend en compte les avantages fiscaux liés à la transaction. (Lewis Krauskopf, Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison)