Le précédent BNP Paribas plane sur les projets français en Iran

vendredi 17 juillet 2015 15h34
 

* La question des transactions financières jugée centrale

* Le précédent BNP Paribas encore dans tous les esprits

* Une délégation du Medef en septembre à Téhéran

par Marine Pennetier

PARIS, 17 juillet (Reuters) - Les entreprises et banques françaises qui souhaitent réinvestir en Iran à la faveur de l'accord conclu avec Téhéran sur le nucléaire oscillent entre enthousiasme économique et prudence juridique un an après l'amende infligée à BNP Paribas.

"Il y a une opposition entre les directeurs commerciaux qui voient un marché très prometteur et les directeurs financiers qui voient des risques encore importants", souligne Alexandre Sudron, cofondateur du cercle Iran Economie. "Chaque entreprise est en contact avec sa banque, le but du jeu est de restaurer des réseaux financiers le plus rapidement possible".

La levée des sanctions qui étouffent l'économie iranienne depuis près de dix ans devrait intervenir après le 15 décembre, date de la remise du rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur le respect des obligations prises par Téhéran concernant son programme nucléaire.

Attendue de longue date par des investisseurs attirés par les perspectives offertes par un marché iranien prometteur, cette mesure a été assortie d'un "snap back", un rétablissement automatique des sanctions si Téhéran ne tient pas parole, de quoi refroidir l'enthousiasme des banques.

"Quand en avril Laurent Fabius a prononcé le mot 'snap back', pour les entreprises c'était un mot dramatique", indique Alexandre Sudron. "Après, il y a une vraie croyance dans le processus politique qui est en cours, l'ouverture va faire que ce processus va être irréversible. Des deux côtés, cela coûterait extrêmement cher de revenir dessus".   Suite...