Volvo pense que les réductions de coûts commencent à payer

vendredi 17 juillet 2015 08h39
 

STOCKHOLM, 17 juillet (Reuters) - Le constructeur de poids lourds Volvo a fait état vendredi d'une progression plus forte que prévu de son bénéfice au deuxième trimestre en jugeant que sa politique de réduction des coûts était en voie d'accroître la rentabilité de l'ensemble des activités du groupe.

Engagé dans une concurrence féroce avec les allemands Daimler et Volkswagen, Volvo a relevé ses prévisions de ventes de poids lourds en Europe pour l'ensemble du secteur mais il a en revanche prédit une chute plus prononcée des ventes d'équipements de construction en Chine, marché stratégique.

Plus grosse entreprise suédoise par le chiffre d'affaires et premier employeur privé du pays, Volvo a déclaré que son bénéfice d'exploitation avait atteint 6,0 milliards de couronnes suédoises au deuxième trimestre, contre 3,3 milliards un an plus tôt. Ce résultat est supérieur à la prévision moyenne des analystes, qui l'attendaient à 5,3 milliards.

Volvo s'efforce d'accélérer la mise en oeuvre de son programme de réduction des coûts pour un montant de 10 milliards de couronnes. Ce plan a tardé à produire des effets, ce qui a coûté sa place au directeur général Olof Persson, limogé en avril. Il pourrait être remplacé par Martin Lundstedt en provenance de Scania, filiale de Volkswagen.

Un tiers seulement des économies prévues ayant été réalisées à la fin du premier trimestre, certains investisseurs tels que le fonds activiste Cevian, deuxième actionnaire par le nombre de droits de vote, accroissent leurs pressions sur la direction du groupe pour que le programme soit achevé dans les temps, c'est-à-dire avant la fin de l'année.

"Globalement, nous constatons que le programme d'efficacité que nous mettons en oeuvre se déploie conformément aux plans", a déclaré le directeur général par intérim, Jan Gurander, cité dans un communiqué du groupe.

Avec la stabilité des grands marchés de poids lourds, voire leur contraction au Brésil, la chute de la demande pour les équipements de construction en Chine représente désormais un frein important aux efforts de Volvo pour augmenter une rentabilité historiquement inférieure à celles de concurrents capables de s'adapter plus facilement aux conditions de marché, tels que Scania ou Paccar.

Volvo, qui fabrique aussi des moteurs d'autocars et de bateaux, a relevé de 10.000 unités, à 250.000, sa prévision pour le marché européen des poids lourds. Il s'attend en revanche désormais à une contraction de 45%, contre 40% précédemment, de la demande chinoise pour les équipements de construction.

Le groupe, qui vend des camions sous les marques Volvo, Mack, Renault et UD, a déclaré que les prises de commandes pour ses poids lourds avaient chuté de 6% pour le trimestre à venir alors que les analystes s'attendaient en moyenne à ce qu'elles soient stables. (Niklas Pollard et Johannes Hellstrom; Bertrand Boucey pour le service français)