LEAD 1-Feu vert du parlement français à l'accord avec la Grèce

mercredi 15 juillet 2015 18h23
 

* La France est le premier pays à approuver l'accord

* Le Premier ministre estime que la crise aurait pu être fatale

* Valls s'en prend à Schäuble et à Sarkozy (Actualisé avec vote, Valls, débat)

PARIS, 15 juillet (Reuters) - Le parlement français a approuvé mercredi l'accord conclu entre Athènes et ses créanciers pour ouvrir des négociations sur un nouveau plan d'aide à la Grèce, un geste symbolique voulu par le gouvernement pour donner une impulsion au processus.

Le vote des députés et sénateurs français, qui sont les premiers dans la zone euro à se prononcer sur le compromis conclu lundi à l'issue de tractations dramatiques, n'était en effet pas obligatoire, contrairement à ce qui se passera dans des pays comme l'Allemagne, la Finlande, l'Estonie, la Lettonie, la Slovaquie ou l'Autriche, très réticents envers cette aide.

"Votre responsabilité, c'est d'indiquer le chemin", a déclaré le Premier ministre Manuel Valls, quelques heures avant le vote par le parlement grec des mesures d'austérité préalables à l'ouverture des négociations sur l'octroi d'une aide allant de 82 à 86 milliards d'euros et sur un allègement de la dette.

L'Assemblée a donné son feu vert par 412 voix contre 69 et la majorité a été aussi écrasante au Sénat - 260 contre 23.

Le gouvernement a ainsi voulu que la France continue à jouer le rôle de "sauveur" de la Grèce endossé depuis le début de la crise par François Hollande face aux pays qui envisageaient froidement une sortie de la Grèce de la zone euro.

"L'Europe a su surmonter une crise qui aurait pu lui être fatale", a dit Manuel Valls à la tribune de l'Assemblée. "Abandonner la Grèce, c'est nous abandonner nous-mêmes."   Suite...