France-L'Elysée a encore réduit ses dépenses en 2014

mercredi 15 juillet 2015 14h10
 

PARIS, 15 juillet (Reuters) - La présidence française a réduit ses dépenses en 2014 jusqu'à la limite symbolique de 100 millions d'euros fixée par François Hollande dans ses promesses de campagne, selon la Cour des comptes, qui note une amélioration de la gestion des services de l'Elysée même si des anomalies restent à régler.

"La Cour a pu observer la poursuite des efforts engagés pour ramener les dépenses, comme vous l'avez souhaité, dans la limite d'un montant maximum de 100 millions d'euros", écrit Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, dans un rapport remis au chef de l'Etat et rendu public mercredi.

Les charges se sont donc établies à 100 millions d'euros l'année dernière, en baisse de 1,3% par rapport à 2013

La cour note que la diminution des charges concerne tous les postes d'exploitation (achats, charges externes, impôts, salaires), "sauf les dotations aux amortissements et provisions".

La rémunération des personnels, qui représente 68,2% des dépenses de l'Elysée, a aussi diminué de 1,6% en 2014 par rapport à l'année précédente, à 68,2 millions d'euros, heures supplémentaires incluses, en raison notamment d'une baisse des effectifs.

La Cour reste préoccupée par le recours "très excessif" aux heures supplémentaires, qui ont augmenté en 2014, et les "irrégularités" qui continuent d'affecter leur utilisation.

Les dépenses de fonctionnement se sont établies à 13,8 millions d'euros (14,7 millions en 2013), soit une réduction de 6,1%, notamment grâce à une meilleure gestion du parc automobile et à la réduction des déplacements.

La Cour a recensé 90 déplacements en 2014 (46 en France et 44 à l'étranger), contre 97 l'année précédente, pour un coût de 14,5 millions d'euros. "Un usage plus rigoureux des moyens aériens" a permis de réduire le budget.

Les dépenses associées à la sécurité du chef de l'Etat sont évaluées à 24,5 millions d'euros. Les dépenses de fonctionnement et d'investissement du service communication, qui emploie 50 personnes, ont représenté 1,14 million d'euros contre 1,20 million en 2013.

La Cour se félicite de "la poursuite de la tendance pluriannuelle de maîtrise du coup global des dépenses", mais estime que le problème demeure de "la mise en place d'un cadre juridique approprié pour la gestion budgétaire et comptable de la dotation votée en faveur de la présidence de la République et le développement de procédure de contrôle interne performantes". (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)