LEAD 1-Hausse limitée des rendements italien, espagnol et portugais

lundi 29 juin 2015 17h28
 

(Actualisé avec précisions et cours)

LONDRES, 29 juin (Reuters) - Les coûts de financement supportés par les pays du sud de la zone euro se sont nettement tendus lundi, les investisseurs redoutant qu'une éventuelle sortie de la Grèce de l'Union économique et monétaire n'ait un effet de contagion sur les autres pays dits "périphériques".

Les rendements des emprunts d'Etat à 10 ans de ces pays demeurent toutefois plus de deux fois inférieurs aux niveaux qu'ils avaient atteint 2012, au plus fort de la crise des dettes souveraines de la zone euro, déclenché déjà par les inquiétudes sur la solvabilité de la Grèce.

La hausse des rendements à dix ans en Italie, en Espagne et au Portugal est nette - de 20 à 30 points de base - par rapport à la fin de la semaine dernière mais reste inférieure à celle intervenue en mai avec la révision à la hausse par les investisseurs de leurs anticipations d'inflation au sein de la zone euro.

Vers 15h00 GMT, le rendement des obligations souveraines espagnoles à 10 ans augmentait de 20 points de base (pdb), à 2,32%, le rendement italien progressait dans les mêmes proportions à 2,32% et le portugais de près de 30 pdb à 3,04%.

De son côté, le rendement du papier allemand de même échéance, référence du marché obligataire européen, reculait de 10 points de base, à 0,81%.

L'écart de rendement entre obligations souveraines espagnoles et allemandes est ainsi de plus de 150 points de base, au plus haut depuis près d'un an.

Les écarts de rendement avec l'Allemagne de pays considérés comme moins exposés à d'éventuels risques de contagion comme la France, la Belgique ou l'Autriche se sont aussi légèrement tendus.

Les intervenants de marché soulignent toutefois que les volumes échangés sont faibles et qu'il est de plus en plus difficile d'acheter et de vendre des obligations alors que la Banque centrale européenne absorbent d'importantes quantités de titres souverains dans le cadre de son programme d'achat massif d'actifs. Le manque de liquidité exacerbe les mouvements de marché, soulignent-ils.   Suite...