L'UE joue sa crédibilité sur la Grèce, estime Sarkozy

lundi 29 juin 2015 13h33
 

PARIS, 29 juin (Reuters) - L'Union européenne ne doit pas donner "l'impression de céder" à la Grèce, sinon sa crédibilité sera emportée, a estimé lundi Nicolas Sarkozy, qui accuse Alexis Tsipras de "cynisme" et d'"irresponsabilité".

Le président des Républicains s'est rendu lundi en Espagne pour installer deux groupes de travail conjoints avec le Parti populaire du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

Le dossier grec a dominé les discussions.

"La Grèce a fait le choix d'un gouvernement qui lui a menti, d'un gouvernement qui veut tous les avantages de la zone euro et de l'Europe mais qui ne veut en assumer aucune des responsabilités", a déclaré Nicolas Sarkozy à la presse, en marge de sa visite.

"Que l'Europe, que l'euro donnent le sentiment de céder, et c'est la crédibilité de tout le système européen qui sera emportée", a-t-il souligné.

Nicolas Sarkozy a accusé le chef du gouvernement grec, qui a rompu les négociations et appelé à un référendum le 5 juillet sur le plan de soutien à son pays, de faire preuve de "cynisme", de "démagogie" et d'"irresponsabilité". Alexis Tsipras appelle les électeurs grecs à voter "non".

"Il n'y a pas de démocratie sans règles, il n'y a pas d'Europe sans règle, c'est trop facile", a dit le président des Républicains.

Lors d'un récent déplacement à Berlin, l'ancien président français avait estimé qu'Alexis Tsipras n'était pas "à la hauteur de la situation", mais que l'UE ne pourrait "pas laisser tomber" la Grèce. (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)