Les Grecs incrédules et stoïques face au choc financier

lundi 29 juin 2015 11h19
 

par Karolina Tagaris et Michele Kambas

ATHENES, 29 juin (Reuters) - Les Grecs se sont réveillés lundi incrédules face à des banques fermées et des distributeurs de billets vides dans un pays au bord du précipice après la rupture des discussions entre Athènes et ses créanciers.

Malgré le choc financier, les commerces étaient ouverts lundi et, dans les cafés et les restaurants, les discussions allaient bon train sur l'avenir du pays. Comme à l'accoutumée, les touristes étaient là pour assister à la relève de la garde présidentielle devant le Parlement.

La Banque centrale européenne ayant décidé dimanche de ne pas augmenter les liquidités qui maintenaient à flot les banques grecques, le Premier ministre grec s'est résolu dans la soirée à mettre en place un contrôle des capitaux pour empêcher les banques de s'effondrer face à une demande massive de retraits.

La Grèce a moins de 48 heures pour rembourser 1,6 milliard d'euros au Fonds monétaire international. Un défaut déclencherait des événements en cascade avec peut-être à la clé une sortie du pays de la zone euro.

Mais maintenant que le Premier ministre a annoncé un référendum sur les propositions des créanciers, décision qui a exaspéré les partenaires d'Athènes, l'apparition d'un solution de dernière minute semble désormais improbable.

"Je ne peux pas le croire", dit Evgenia Gekou, une Athénienne de 50 ans, qui se rend à son travail. "Je continue à penser que je vais me réveiller demain et que tout sera arrangé. Je tâche très fort de ne pas m'inquiéter."

Les banques resteront fermées au moins jusqu'au 5 juillet inclus, jour du référendum. Les retraits aux distributeurs de billets seront limités à 60 euros lors de leur réouverture mardi.

"J'ai cinq euros en poche. Je vais tenter ma chance ici pour trouver un peu d'argent", déclare Yanis Kalaizakis, un plombier de 58 ans, rencontré lundi dans le centre d'Athènes devant un distributeur de billets vide.   Suite...