ENCADRE-Les mesures de contrôle des capitaux en Grèce

lundi 29 juin 2015 03h46
 

ATHENES, 29 juin (Reuters) - Les banques grecques resteront
fermées pour une semaine à compter de ce lundi et les retraits
aux distributeurs automatiques seront plafonnés à 60 euros par
jour, a confirmé un responsable du gouvernement grec dans la
nuit de dimanche à lundi.
    Ces mesures de contrôle des capitaux visent à protéger le
système bancaire grec d'une vague de retraits massifs
susceptibles d'entraîner la faillite des établissements
bancaires.
    
    DETAILS DES MESURES ADOPTEES EN CONSEIL DES MINISTRES
    1. Les banques resteront fermées jusqu'au lundi 6 juillet.
Toutes les institutions de crédit présentes en Grèce, y compris
les filiales de banques étrangères, sont concernées. Le
ministère des Finances pourra réduire ou prolonger cette période
de fermeture obligatoire.
    2. Les distributeurs automatiques seront hors service lundi
en début de journée et jusque tard dans l'après-midi. Les
retraits seront plafonnés à 60 euros par jour pour les
détenteurs de cartes bancaires émises en Grèce. Là encore, le
ministère des Finances pourra modifier cette limite.
    Les retraits effectués par des détenteurs de cartes émises
par des banques étrangères ne sont pas concernés. Mais le
ministère des Finances pourrait introduire un plafonnement.
    3. Les paiements par cartes bancaires attachées à des
comptes ouverts en Grèce de même que les transactions bancaires
en ligne seront autorisées à l'intérieur de la Grèce. En
revanche, les paiements, virements et transferts à l'étranger
sont interdits.
    4. Un comité spécial sera chargé d'approuver les
transactions bancaires jugées nécessaires pour préserver
l'intérêt public ou social, notamment les dépenses médicales ou
les importations de produits pharmaceutiques.
    5. Le paiement des pensions sera exempté du contrôle des
capitaux.
    6. Aucun agio pour arriéré de paiement ne pourra être exigé
durant la période de fermeture des banques.
    7. Les banques contrevenant à ces règles seront passibles
d'une amende pouvant atteindre 10% du montant des transactions
interdites.

 (George Georgiopoulos et Lefteris Papadimas; Henri-Pierre André
pour le service français)