L'économie française ne pâtirait pas d'un "Grexit", dit Valls

dimanche 28 juin 2015 11h35
 

PARIS, 28 juin (Reuters) - L'économie française ne serait pas affectée par une sortie de la Grèce de la zone euro, a assuré dimanche le Premier ministre Manuel Valls alors qu'Athènes semble se diriger vers un défaut de paiement en l'absence d'argent frais supplémentaire.

Le Parlement grec a approuvé dans la nuit de samedi à dimanche la tenue d'un référendum le 5 juillet prochain sur les propositions des créanciers de la Grèce.

Les ministres des Finances de la zone euro ont, eux, refusé de prolonger le programme de renflouement qui expire mardi, jour où la Grèce, à court de liquidités, doit rembourser 1,6 milliard d'euros au Fonds monétaire international. (voir )

"Une sortie de la Grèce serait grave pour le peuple grec, mais l'économie française ne serait en revanche pas affectée", a affirmé Manuel Valls lors du Grand Rendez-Vous Europe 1-iTELE-Le Monde.

"Les conséquences d'une sortie de la zone euro sur le plan économique et financier n'auraient rien à voir avec celles que nous craignions" au début de la crise, a-t-il ajouté, soulignant toutefois que des conséquences politiques étaient à attendre.

Le Premier ministre a dit ne pas pouvoir se "résoudre" à voir la Grèce quitter l'euro et a invité le gouvernement d'Alexis Tsipras à reprendre les négociations interrompues unilatéralement.

"Je continue de penser qu'un accord est toujours possible, et j'invite le gouvernement grec à revenir à la table des négociations", a-t-il dit.

Il s'est refusé à critiquer le choix de son homologue de consulter la population sur les propositions des créanciers de la Grèce, tout en espérant que les Grecs aient conscience des enjeux.

"C'est le choix du gouvernement grec. C'est un choix souverain, il ne peut pas être critiqué. Mais les Grecs doivent pouvoir choisir avec lucidité", a déclaré Manuel Valls.

"S'il y avait une réponse négative, il y a un risque réel de sortie de la zone euro (...) Les Grecs sont souverains mais doivent voter les yeux ouverts", a-t-il insisté. (Gregory Blachier)