CHRONOLOGIE des négociations entre Syriza et les "institutions"

dimanche 28 juin 2015 06h47
 

ATHENES, 28 juin (Reuters) - Tirant les conséquences de l'annonce surprise d'un référendum en Grèce, les ministres des Finances de l'Eurogroupe ont pris acte samedi de la rupture unilatérale des négociations à l'initiative d'Athènes et refusé de prolonger l'actuel programme de renflouement, qui expire mardi, le jour où la Grèce, à court de liquidités, est censée rembourser 1,6 milliard d'euros au FMI.

Le tournant intervenu ce week-end, empêchant le déblocage d'une dernière tranche d'aide financière, ouvre donc la voie à un défaut grec dès mardi et risque d'enclencher un processus inédit de sortie d'un pays de l'union monétaire.

Retour sur cinq mois de négociations intenses entre le gouvernement grec issu du parti de la gauche radicale Syriza, ses créanciers et ses partenaires de la zone euro.

Le 25 JANVIER, Syriza remporte les élections législatives anticipées. "La Grèce laisse derrière elle une austérité catastrophique, elle laisse derrière elle la peur et l'autoritarisme, elle laisse derrière elle cinq années d'humiliation et d'angoisse", proclame son chef de file, Alexis Tsipras, devant ses partisans.

Son gouvernement de coalition, formé avec les souverainistes de droite du Parti des Grecs indépendants (ANEL), annonce un gel du programme de privatisations.

Tsipras et son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, un économiste qui détonne dans les cercles financiers, font le tour des capitales européennes pour exposer leur projet: négocier un allègement de la dette grecque pour parvenir à un accord viable et "mutuellement bénéfique" avec les créanciers d'Athènes.

A Berlin, le 5 FEVRIER, l'entretien entre Varoufakis et son homologue allemand Wolfgang Schäuble se passe mal. "Nous ne nous sommes même pas mis d'accord sur notre désaccord", déclare le premier. Le second juge que les promesses qui ont mené Syriza au pouvoir ne sont pas réalistes.   Suite...