SYNTHESE-Du plan A au plan B, l'Europe en territoire inconnu

dimanche 28 juin 2015 05h42
 

* La demande d'Athènes d'une prolongation de l'aide rejetée

* La Grèce devrait être en défaut de paiement dès mardi

* Les députés grecs approuvent le référendum du 5 juillet

* L'initiative de Tsipras suscite l'incompréhension de ses partenaires

* "Ils ont joué au poker, mais au poker, on peut toujours perdre", a déclaré le ministre autrichien Hans Jörg Schelling

par Robin Emmott et Lefteris Papadimas

BRUXELLES/ATHENES, 28 juin (Reuters) - Le projet européen d'une union indissoluble d'Etats liés entre eux par une monnaie commune est entré ce week-end dans l'inconnu avec l'annonce d'un référendum en Grèce et la décision de l'Eurogroupe de ne pas débloquer l'"argent frais" nécessaire à Athènes pour éviter un défaut de paiement.

Réunis à Bruxelles avec, puis sans leur collègue grec Yanis Varoufakis, les ministres des Finances de la zone euro ont regretté samedi que les autorités grecques aient "rompu les négociations de manière unilatérale" et ont refusé de prolonger l'actuel programme de renflouement, qui expire mardi, le jour où la Grèce, à court de liquidités, est censée rembourser 1,6 milliard d'euros au FMI.

L'exaspération des partenaires d'Athènes, cinq mois après l'arrivée au pouvoir du parti de gauche anti-austérité Syriza, était manifeste après le coup de théâtre provoqué la nuit précédente par Alexis Tsipras, qui a décidé de soumettre à référendum dimanche prochain les propositions de réformes réclamées par ses créanciers.   Suite...