LEAD 1-Personne ne veut voir la Grèce quitter la zone euro, dit Sapin

samedi 27 juin 2015 21h30
 

(Avec déclarations de Michel Sapin)

BRUXELLES, 27 juin (Reuters) - Personne au sein de l'Eurogroupe ne souhaite voir la Grèce quitter la zone euro et la France est prête à tout moment à reprendre des discussions avec Athènes, a déclaré samedi à Bruxelles le ministre français des Finances, Michel Sapin.

Après l'échec des discussions dans l'après-midi avec le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, ses dix-huit collègues de l'Eurogroupe ont débattu des suites à donner au rejet par Athènes des dernières propositions des bailleurs de fonds internationaux.

Mais il n'a pas été question pendant cette réunion d'un "Grexit", la sortie éventuelle des Grecs de l'euro, a déclaré le ministre français à la presse.

"Les dix-huit pays ont tous dit clairement que la Grèce était dans l'euro, qu'elle devait rester dans l'euro quelles que soient les difficultés du moment et qu'on aurait à rediscuter de tout cela, si le référendum devait avoir lieu, après les résultats du référendum", a dit Michel Sapin.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi la tenue le 5 juillet d'un référendum sur le projet d'accord "argent frais contre réformes" soumis par les créanciers d'Athènes.

Mais l'Eurogroupe a rejeté samedi la demande grecque d'une prolongation au-delà de mardi du plan d'aide dont bénéficie Athènes.

"La France est aujourd'hui disponible pour que, à tout moment, le dialogue puisse reprendre sur les bases (...) qui permettent de trouver un accord global", a dit Michel Sapin.

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a aussi dit que la porte était ouverte pour d'autres discussions.

Seuls des décisions ou des votes de la Grèce pourraient provoquer une sortie d'Athènes de la zone euro, a insisté Michel Sapin, alors que le risque pour les Grecs de se trouver en défaut de paiement faute d'accord se rapproche.

Le ministre français a dit avoir invité son homologue grec à faire en sorte que la question posée lors du référendum soit "claire" et ne porte pas seulement sur les propositions des bailleurs de fonds mais aussi sur celles des 18 partenaires de la Grèce pour un accord global et durable. (Bureau de Bruxelles, avec Emmanuel Jarry et Guy Kerivel pour le service français)