Les Grecs doivent être bien informés avant le référendum-Gabriel

samedi 27 juin 2015 09h58
 

BERLIN, 27 juin (Reuters) - Le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel a estimé samedi que la proposition du Premier ministre Alexis Tsipras d'organiser un référendum sur le projet d'accord avec les créanciers de la Grèce n'avait de sens que si les électeurs grecs disposaient d'une idée précise du contenu des propositions.

Dans un entretien à la radio Deutschlandfunk, Gabriel a jugé que cette consultation populaire ne pouvait avoir de sens que si la proposition de l'Union européenne d'une aide en échange des réformes était clairement présentée.

"Nous serions bien avisés de ne pas exclure cette initiative de M. Tsipras et de la considérer 'seulement comme un artifice'", a expliqué Sigmar Gabriel. "Mais cela n'a un sens que si les questions sont clairement présentées".

Alexis Tsipras a annoncé tard vendredi soir la tenue le 5 juillet prochain d'un référendum sur le projet d'accord "argent frais contre réformes" soumis par les créanciers de la Grèce qu'il a qualifié d'"ultimatum" contraire aux principes fondateurs de l'Europe. ( )

Sigmar Gabriel, qui est ministre de l'Economie dans le gouvernement de coalition conduit par la chancelière Angela Merkel, a également jugé que le référendum devrait seulement porter sur un accord concret.

"Le référendum n'aura de sens que si est soumis au vote ce que l'Europe propose. Et l'Europe offre beaucoup à la Grèce", a-t-il poursuivi.

Selon lui, il n'est pas acceptable que l'Europe accorde 20 ou 30 milliards de fonds de secours à Athènes sans contreparties.

"C'est la raison pour laquelle, il (Tsipras) doit demander à ses électeurs s'ils veulent les fonds de secours en échange de certaines mesures qui amèneront progressivement la Grèce sur la voie de la reprise", a-t-il dit.

Après une semaine de discussions tendues à Bruxelles, Alexis Tsipras a jugé que les propositions des créanciers constituaient un "chantage" et est rentré à Athènes pour réunir son gouvernement.   Suite...