June 20, 2015 / 10:20 PM / 2 years ago

Michel Sapin exhorte Athènes à faire des propositions sérieuses

3 MINUTES DE LECTURE

PARIS, 21 juin (Reuters) - Michel Sapin exhorte la Grèce, dans une interview au JDD, à faire des propositions "sérieuses" et "solides" à neuf jours de la date limite fixée pour la conclusion d'un accord entre Athènes et ses créanciers qui doit permettre d'éviter un défaut de paiement grec et une sortie de la zone euro.

"On demande (aux Grecs) d'avoir des rentrées fiscales supplémentaires et de faire des économies supplémentaires", déclare le ministre français des Finances dans les colonnes du Journal du Dimanche.

"Il leur appartient de faire des propositions. Elles ne peuvent pas être en l'air ou sur un coin de table, elles doivent être solides. Cela vaut pour tous les pays de l'Union lorsqu'ils doivent faire des efforts."

La Grèce doit trouver un terrain d'accord avec ses créanciers (Fonds monétaire international, Commission européenne et Banque centrale européenne) avant le 30 juin, date de l'expiration du plan d'aide international en cours et d'une échéance de 1,6 milliard d'euros de dettes au FMI.

Selon un ministre grec, Athènes pourrait "compléter" dans les prochaines heures les propositions qu'elle a faites à ses créanciers pour tenter de parvenir à un accord et éviter un défaut de paiement aux conséquences potentiellement dramatiques.

Un sommet extraordinaire des dirigeants de la zone euro est programmé lundi soir (17h00 GMT) à Bruxelles, précédé d'une nouvelle réunion des ministres des Finances de l'Eurogroupe à la mi-journée.

"Il y a une nécessité pour les Grecs d'avoir un budget équilibré, et même en excédent avant paiement des intérêts, afin de pouvoir rembourser leurs dettes", souligne Michel Sapin. "Certaines demandes d'effort ont été allégées pour refléter la situation économique dégradée de la Grèce. Athènes doit maintenant faire des propositions sérieuses."

"Zone Inconnue"

Interrogé sur un scénario de défaut de paiement et de sortie de la zone euro, le ministre français des Finances répond : "C'est une zone inconnue. Les risques sont d'une ampleur inconnue."

Selon un sondage publié dans le JDD, une majorité de Français (53%) se disent opposés à l'exclusion de la Grèce de la zone euro au cas où Athènes ne parviendrait pas à réduire sa dette et son déficit.

Plus globalement sur le dossier de la crise grecque, ils sont 73% à estimer que l'argent prêté à Athènes est de l'argent perdu, parce que la Grèce ne pourra jamais le rembourser. Soixante-huit pour cent pensent que si le problème de la dette grecque n'est pas réglé, les difficultés de la zone euro vont s'accroître dangereusement.

Enfin, 39% jugent que la Grèce va réussir à réduire sa dette, à surmonter ses difficultés grâce à l'aide de l'Union européenne et à ses propres efforts et à rembourser l'argent qui lui a été prêté.

Le sondage a été réalisé les 19 et 20 juin par téléphone auprès d'un échantillon de 958 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas. (Marine Pennetier, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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