Grèce-Merkel croit encore à un accord, Tsipras reste ferme

jeudi 18 juin 2015 11h04
 

BERLIN, 18 juin (Reuters) - A quelques heures d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro, la chancelière allemande, Angela Merkel, a assuré jeudi qu'un accord entre la Grèce et ses créanciers restait possible, tandis que le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, dénonçait "l'insistance aveugle" des bailleurs de fonds de son pays.

Les ministres des finances qui se réunissent dans l'après-midi à Luxembourg ne devraient aborder que brièvement le dossier grec, faute de nouvelles propositions d'un côté comme de l'autre.

La Grèce doit rembourser le 30 juin près de 1,6 milliard d'euros au Fonds monétaire international (FMI) mais les discussions engagées avec ce dernier, la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE) sont bloquées depuis le week-end dernier.

Dans un discours au Bundestag, la chambre basse du parlement allemand, Angela Merkel a réaffirmé que l'Allemagne était prête à fournir de nouveaux efforts pour maintenir la Grèce dans la zone euro, avant d'ajouter qu'Athènes devait de son côté mettre en oeuvre des réformes structurelles.

"J'en suis convaincue: quand il y a la volonté, il y a une solution", a-t-elle déclaré. "Si ceux qui sont aux responsabilités à Athènes peuvent mobiliser la volonté, un accord avec les trois institutions est encore possible."

Dans une tribune publiée jeudi par le quotidien allemand Der Tagesspiegel, Alexis Tsipras de son côté défend notamment le refus de son gouvernement de procéder à de nouvelles coupes dans les dépenses de retraite et les dépenses sociales, en soulignant qu'elles ont déjà été amputées de 50% entre 2010 et 2014.

PARIS VEUT ENCORE CROIRE À UN ACCORD

"Cela rend impossibles de nouvelles coupes dans ce domaine sensible", écrit-il.   Suite...