Quitter l'euro serait une "catastrophe" pour la Grèce, dit Sapin

jeudi 18 juin 2015 08h17
 

PARIS, 18 juin (Reuters) - Une sortie de la zone euro serait "une catastrophe" pour la Grèce, qui peine à trouver un compromis avec ses créanciers, a déclaré jeudi le ministre français des Finances Michel Sapin.

La banque centrale grecque a prévenu mercredi qu'en l'absence d'accord d'ici au 30 juin, Athènes s'engagerait sur un "chemin douloureux" qui la conduirait hors de la zone euro. (voir )

A quelques heures d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro qui promettaient de s'achever sur un nouveau constat d'échec, Michel Sapin a réaffirmé que la situation était "d'abord inquiétante pour la Grèce elle-même".

"Si elle quittait l'euro, ce serait une catastrophe totale pour la Grèce", a-t-il insisté sur RTL.

"Elle est en cessation de paiement depuis cinq ans et elle survit uniquement parce que les contribuables européens ont apporté une aide. C'est nous qui avons apporté notre aide pour éviter que la Grèce ne coule définitivement et quitte le dispositif."

Athènes doit trouver un accord sur les réformes budgétaires et fiscales et sur l'aide financière avec le Fonds monétaire international, l'Union européenne et la Banque centrale européenne d'ici au 30 juin sous peine de ne pouvoir honorer un remboursement de 1,6 milliard d'euros dus au FMI.

Michel Sapin a une nouvelle fois assuré que la France ferait tout pour qu'un accord émerge.

Il faut "faire en sorte que la seule bonne solution puisse voir le jour, c'est à dire un accord avec la Grèce qui lui permette de faire face. Faire face à ses échéances mais surtout face à ses propres responsabilités vis-à-vis du peuple grec", a-t-il dit.

(Gregory Blachier)