La Bourse de Paris-Les valeurs du jour mercredi (clôture)

mercredi 17 juin 2015 19h00
 

* Valeurs qui se traitent ex-dividende 
    * Le point sur les marchés européens 

    PARIS, 17 juin (Reuters) - Les valeurs du jour mercredi à la
Bourse de Paris où l'indice CAC 40 a clôturé en baisse
de 1,02% à 4.790,62 points au lendemain d'un modeste rebond dans
un marché anxieux avant la fin (à 20h00 heure de Paris) du FOMC
de la Fed et des indications que pourrait donner sa présidente
Janet Yellen sur le calendrier du premier resserrement monétaire
américain depuis 10 ans.
    
    * Les ÉQUIPEMENTIERS AUTOMOBILES ont mené le mouvement et
largement contribué au reflux de l'indice sectoriel de
l'automobile européenne (-1,71%), pénalisés par Credit
Suisse qui, dans une note, a dit s'attendre à un accroissement
de leurs difficultés en Chine et révisé en baisse ses prévisions
de résultats pour le secteur. 
    FAURECIA (-6,27% à 36,23 euros) et VALEO 
(-5,4% à 138,4 euros) ont accusé les plus fortes baisses du SBF
120 tandis que PLASTIC OMNIUM a perdu 4,21%
à 23,415 euros, et MONTUPET 2,69% à 66,56 euros.
    Ils ont entraîné dans leur sillage les constructeurs PSA
 (-2,72% à 17,515 euros) et RENAULT (-1,92% à
91,74 euros).
    
    * D'autres VALEURS CYCLIQUES ont subi des prises de profit,
le marché étant gagné par son principal ennemi, l'incertitude,
devenue très forte du fait de l'impasse grecque et de la
difficulté de mesurer l'impact de la première hausse des taux de
la Réserve fédérale désormais attendue en septembre plutôt qu'en
fin d'année.
     Conséquence : un affaiblissement du dollar face à l'euro
 qui pénalise des valeurs comme AIRBUS (-2,37% à
57,90 euros).
    ARCELORMITTAL a lâché 1,38% à 9,333 euros et ACCOR
 1,72% à 46,8 euros. 
    
    * Les valeurs de l'IMMOBILIER (-1,75%) ont accusé
la plus forte baisse sectorielle en Europe, plombées par la
remontée attendue des taux américains auxquels les taux
européens sont en tout état de cause corrélés, plus ou moins
fortement selon les périodes. UNIBAIL RODAMCO a lâché
2,22% à 222,10 euros. Hors CAC 40, ICADE a perdu 2,96%
à 65,23 euros et KLEPIERRE 2,64% à 38,035 euros.
    
    * Des VALEURS DEFENSIVES ont aussi perdu du terrain malgré
la montée de l'aversion au risque, plusieurs gérants jugeant
élevé le niveau de valorisation de ces titres.
    SANOFI a perdu 1,76% à 86,04 euros, L'OREAL
 1,58% à 162,35 euros, ESSILOR 1,36% à 104,9
euros, DANONE également 1,36%, à 60,01 euros.
          
    * Contre la tendance, un petit groupe de 5 valeurs a fini en
hausse, TOTAL en tête (+1,10% à 44,39 euros    ), dopé
par la remontée pendant la séance des cours du pétrole brut,
comme TECHNIP (+0,45% à 57,75 euros), ENGIE 
(+0,03% à 16,915 euros) et EDF (+0,56% à 20,475 euros).
    
    * VIVENDI a gagné 0,59% à 23,725 euros. Le groupe
prévoit de porter à 10%-15% sa participation dans Telecom Italia
 (+0,45%), renforçant son influence sur l'opérateur
italien après la sortie de son principal actionnaire, ont
déclaré à Reuters des sources proches du dossier.
 
    
    * SOLOCAL (+13,19% à 0,429 euro), plus forte
hausse du SBF 120, a poursuivi sur sa lancée de la
veille qui lui avait fait faire un bond de 6,46%. La valeur
reprend quelques couleurs après le plus bas historique touché
vendredi à 0,351 euro qui a fait suite à la publication par
Kepler Cheuvreux d'une note sévère sur la situation financière
du spécialiste des annuaires imprimés et numérisés.
 
    
    * REMY COINTREAU a gagné 3,04% 66,05 euros après
avoir publié des résultats annuels en hausse et meilleurs que
prévu, les performances de ses liqueurs et spiritueux ayant
compensé le recul de son cognac Rémy Martin, son principal
centre de profit affecté par la baisse de ses ventes en Chine.
 
    
    * ALTRAN (+1,63% à 9,58 euros) et General Electric
 ont annoncé mercredi la signature d'un protocole d'accord
formalisant leur alliance dans le domaine des générations
nouvelles de solutions d'internet industriel, assurant le
support sécurisé d'objets et d'actifs connectés (analyse, "data
science" et management des données industrielles). (Le
communiqué : bit.ly/1KXMfKl)

 (Raoul Sachs, Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par
Jean-Michel Bélot)