"Baleine de Londres"- Victoire en justice des cadres de JPMorgan

mardi 16 juin 2015 19h41
 

NEW YORK, 16 juin (Reuters) - Des dirigeants de JPMorgan Chase & Co, dont le PDG Jamie Dimon, accusés par un actionnaire de négligence dans l'affaire de la "baleine de Londres", ne seront pas poursuivis en justice, a confirmé mardi une cour d'appel fédérale américaine, basée à New York.

Ernesto Espinoza, actionnaire de JPMorgan Chase & Co, a été débouté en mars 2014 après avoir porté plainte contre des dirigeants de la banque américaine, arguant qu'ils n'avaient pas enquêté convenablement sur cette affaire qui s'est soldée par des pertes de trading de 6,2 milliards de dollars.

Selon lui, l'enquête interne menée par JPMorgan est insuffisante, notamment pour déterminer comment éviter qu'une telle situation se reproduise.

En première instance, le juge n'avait trouvé aucune preuve d'agissements irréguliers du conseil et en appel, un autre magistrat a estimé que la plainte d'Ernesto Espinoza ne permettait pas de mettre en évidence de façon irréfutable que le conseil avait fait preuve d'une grossière négligence en menant l'enquête interne.

JPMorgan a accepté de payer plus d'un milliard de dollars pour mettre fin aux poursuites engagées aux Etats-Unis et au Royaume-Uni et a reconnu ses torts dans l'affaire.

Bruno Iksil, le trader français à l'origine de ces pertes de trading, coopère avec les enquêteurs fédéraux.

Deux de ses anciens collègues, Julien Grout et Javier Martin-Artajo, sont poursuivis pour avoir aidé Iksik à dissimuler une partie des pertes. (Jonathan Stempel; Myriam Rivet pour le service français, édité par Patrick Vignal)