SALON-Arianespace prêt pour 12 lancements cette année

mardi 16 juin 2015 14h22
 

LE BOURGET, 16 juin (Reuters) - Arianespace, qui a confirmé sa prise de contrôle à venir par Airbus Safran Launchers, prévoit 12 lancements cette année contre 11 l'an passé pour faire face à la demande de satellites commerciaux, a déclaré mardi son PDG Stéphane Israël.

L'exploitant des fusées Ariane, Soyouz et Vega a fait état d'un accord en vertu duquel Airbus Safran Launchers (ASL), coentreprise à parité entre Airbus Group et Safran , a vocation à détenir 74% de son capital.

Cette opération, qui sera effective après la cession de la participation de 34% du Centre national d'études spatiales (Cnes) dans Arianespace, a été annoncée la semaine dernière par le Premier ministre Manuel Valls.

Stéphane Israël s'est refusé à tout commentaire sur les synergies envisagées à la suite de ce changement de contrôle.

Arianespace va devoir en outre préparer cette année la transition entre Ariane 5 et Ariane 6, dont le coup d'envoi a été donné début décembre lors d'une réunion ministérielle européenne à Luxembourg.

"Nous visons à réaliser des économies avant Ariane 6 et Vega C", a déclaré Stéphane Israël, faisant référence à la nouvelle version prévue pour 2018 de la petite fusée européenne.

Ariane 6 sera proposée en deux versions : Ariane 62 pour lancer un seul satellite et Ariane 64 pour en lancer deux de taille moyenne, un inconvénient accepté par les opérateurs de satellites pour baisser les coûts.

Le développement d'Ariane 6, actuellement dans une première phase, doit faire l'objet d'une revue au second semestre 2016 à l'issue de laquelle est prévue une nouvelle conférence ministérielle européenne.

"Les choses avancent assez bien", a déclaré de son côté le directeur général du Cnes Jean-Yves Le Gall lors d'une conférence de presse lundi. "J'ai le sentiment qu'on est à peu près sur la feuille de route".

Les Etats membres de l'Agence spatiale européenne (ESA) s'étaient engagés à Luxembourg à dépenser huit milliards d'euros sur dix ans (dont 52% pour la France et 22% pour l'Allemagne), quatre milliards étant destinés aux lanceurs Ariane 6 et Vega C. (Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)