** LE POINT SUR LES MARCHÉS avant l'ouverture en Europe **

mardi 16 juin 2015 07h57
 

PARIS, 16 juin (Reuters) - Les principales Bourses européennes sont attendues en légère hausse mardi à l'ouverture dans un climat persistant de grande nervosité en raison de l'impasse dans les négociations entre la Grèce et ses créanciers, qui menace la zone euro d'un saut dans l'inconnu en cas de défaut grec sur sa dette.

Le prochain épisode du feuilleton grec est attendu jeudi avec la réunion des ministres des Finances de la zone euro dans le cadre de l'Eurogroupe, auquel la Commission européenne a renvoyé le dossier après l'échec de sa "dernière tentative" de médiation au cours du week-end.

Malgré l'imminence de remboursements dus le 30 juin au Fonds monétaire international (FMI), la Grèce et ses créanciers campent sur leurs positions.

La prudence sur les marchés est accentuée par le début ce mardi d'une réunion de deux jours du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale. Les investisseurs seront à l'affût du moindre signe confirmant ou invalidant leur scénario privilégié d'un relèvement des taux d'intérêt au cours du second semestre aux Etats-Unis, probablement dès septembre.

Ces deux facteurs, Grèce et Fed, pèsent depuis plusieurs séances sur les grandes places mondiales, notamment européennes, qui ont toutes reculé lundi.

La Bourse de New York a aussi perdu du terrain lundi, même si la perspective d'une nouvelle vague de concentration dans le secteur de l'assurance santé lui a permis de réduire ses pertes.

La Bourse de Tokyo était aussi orientée à la baisse peu avant la clôture.

D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait néanmoins gagner jusqu'à 0,2% à l'ouverture, tout comme le Dax à Francfort, tandis que le FTSE à Londres devrait rester stable en pourcentage.

Malgré la crise grecque, l'euro résiste face au billet vert, aux alentours de 1,1275 dollar, après être tombé à un plus bas de 1,1189 pour la journée de lundi. Certains investisseurs misent sur une éventuelle surprise de la part de la Fed susceptible d'affaiblir le dollar, les indicateurs économiques américains n'ayant pas totalement écarté les doutes sur la solidité de la reprise économique aux Etats-Unis.   Suite...