LEAD 1-Bruxelles va avertir GE sur la fusion avec Alstom-sources

jeudi 11 juin 2015 14h49
 

(Actualisé avec précisions, réaction GE, contexte, évolution cours de Bourse)

par Foo Yun Chee

BRUXELLES, 11 juin (Reuters) - General Electric va certainement devoir proposer des concessions plus importantes pour obtenir le feu vert des autorités européennes de la concurrence au rachat de la branche énergie d'Alstom, la Commission européenne s'apprêtant à lui adresser une série de griefs, a-t-on appris jeudi de sources proche des régulateurs européens.

Cette "communication des griefs" portera notamment sur le fait que l'opération envisagée par le conglomérat américain risque de nuire à la concurrence dans le secteur, ont précisé ces sources.

Un tel document est généralement le prélude à un veto, à moins que l'entreprise incriminée n'apporte les garanties jugées nécessaires ou n'accepte des concessions.

"Une communication des griefs pourrait être transmise vendredi", a dit l'une de ces sources.

Cette information de Reuters a fait plonger le titre Alstom, qui perdait 5,3% à 25,83 euros vers 12h30 GMT, la plus forte baisse du CAC40 à Paris, après avoir un temps cédé plus de 7%.

La Commission européenne avait prévenu dès février que le rachat de la branche énergie d'Alstom laisserait GE face à un seul concurrent en Europe, l'allemand Siemens, dans la construction de turbines lourdes pour les centrales électriques utilisant le gaz comme combustible. Sur le plan mondial, le troisième acteur du marché serait Mitsubishi Hitachi Power Systems.

GE s'efforce de faire des concessions pour tenter d'apaiser les craintes de Bruxelles, qui avait bloqué en 2001 son OPA de 42 milliards de dollars sur Honeywell International. Il s'agit pour le conglomérat américain de sauver une opération de 12,4 milliards d'euros, la plus importante de son histoire, qui est un élément essentiel de sa stratégie d'expansion dans les activités industrielles à haute rentabilité parallèlement à son désengagement du secteur financier.   Suite...