Les créanciers font monter la pression sur Athènes

jeudi 11 juin 2015 00h25
 

* L'UE dit que la balle est dans le camp d'Athènes

* Un accord pour le 18 juin reste possible, dit Dijsselbloem

* S&P dégrade la note de la Grèce

par Jan Strupczewski et George Georgiopoulos

BRUXELLES/ATHENES, 11 juin (Reuters) - Les dirigeants de l'Allemagne, de la France et de la Commission européenne ont sommé mercredi la Grèce de s'entendre avec ses créanciers internationaux plutôt que de chercher à obtenir des conditions plus avantageuses à des fins politiques.

Les dernières propositions de réformes d'Athènes pour obtenir une nouvelle aide financière ne correspondent pas à ce qui a été convenu il y a une semaine et la balle est clairement dans le camp du gouvernement d'Alexis Tsipras, a déclaré la Commission européenne.

Angela Merkel et François Hollande se sont entretenus en fin de soirée à Bruxelles avec le Premier ministre grec pour répéter ce message et sont convenus d'une nouvelle intensification des discussions en cours, a déclaré un porte-parole du gouvernement allemand.

La Grèce, dont la situation financière continue de s'aggraver, cherche à conclure un accord avec ses créanciers sur un ensemble de réformes économiques en échange d'une aide pour ne pas faire défaut sur sa dette à la fin du mois, quand elle pourrait devoir rembourser 1,6 milliard d'euros au fonds monétaire international (FMI).

L'Allemagne a insisté sur le fait que tout accord devait recevoir l'assentiment des trois institutions créancières (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international).   Suite...