6 juin 2015 / 16:09 / il y a 2 ans

LEAD 1-Manifestation en Bavière à la veille du sommet du G7

(Actualisé avec incidents)

GARMISCH-PARTENKIRCHEN, Allemagne, 6 juin (Reuters) - Des centaines de manifestants anticapitalistes ont défilé samedi dans les rues de Garmisch-Partenkirchen, dans les Alpes bavaroises, à la veille de l‘ouverture du sommet du G7 dans un château des environs.

La police a évalué le nombre des manifestants à 3.600 environ, les organisateurs en ont annoncé 4.500.

Les manifestants ont conspué les forces de l‘ordre, largement plus nombreuses et des heurts ont éclaté entre une partie de la foule et les policiers.

Des protestataires a tenté de forcer un cordon de police et les forces de l‘ordre ont répondu en les aspergeant de gaz irritant. Un manifestant au moins a été pris en charge par les secouristes.

“Combattre le G7 pour la révolution”, ou “G7 va au diable! J‘aime Poutine”, pouvait-on lire sur des banderoles.

“Je manifeste parce que les grandes firmes financières ont trop d‘influence sur la politique”, a déclaré Thomas Schmidbaür, un Bavarois de 50 ans venu défiler en short tyrolien.

“On ne s‘est pas débarrassé de la pauvreté. C‘est injuste. On pourrait organiser nos économies bien mieux pour le peuple.”

“Il est inacceptable de gaspiller autant d‘argent pour une conférence pendant que tant de réfugiés et d‘autres gens meurent de faim chaque jour”, a dit Tom Klappert, un étudiant de médecine âgé de 31 ans.

Quelque 17.000 policiers allemands ont été mobilisés pour assurer la sécurité du sommet au château d‘Elmau, situé au pied du Zugspitze, la plus haute montagne d‘Allemagne. Deux mille policiers autrichiens se tiendront également en alerte de l‘autre côté de la frontière, plus au sud.

La chancelière allemande Angela Merkel recevra dimanche et lundi ses homologues américain, britannique, canadien, français, italien et japonais.

La réunion devrait être consacrée au dossier du changement climatique, à la lutte contre les épidémies, aux conflits du Moyen-Orient et à la récente escalade des combats en Ukraine.

La question de la dette grecque, qui pèse sur les marchés financiers, devrait également être évoquée en marge des discussions officielles. (Paul Carrel; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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