France-Des parlementaires se mobilisent en faveur de Kerviel

mercredi 27 mai 2015 12h10
 

PARIS, 27 mai (Reuters) - Des parlementaires français se mobilisent pour obtenir la révision du procès de l'ex-trader de la Société générale Jérôme Kerviel après la publication de déclarations d'une commandante de police qui dit avoir la certitude que la banque ne pouvait ignorer ses agissements.

David Koubbi, l'avocat de Jérôme Kerviel, condamné pour avoir pris des positions non couvertes qui se sont soldées par une perte de 4,9 milliards d'euros, a déposé une demande à la cour de révision.

Six parlementaires, appartenant à diverses sensibilités politiques, ont appuyé cette demande mercredi lors d'une conférence de presse et exigé la création d'une commission d'enquête parlementaire pour "lever les zones d'ombre".

Ils ont annoncé qu'ils allaient adresser un courrier à la ministre de la Justice, Christiane Taubira, afin qu'elle lance la procédure de révision, une décision écartée à ce stade.

"Aujourd'hui, on sort de l'affaire Kerviel pour entrer dans le scandale de la Société générale", a affirmé le député PS Yann Galut, à l'initiative de cette mobilisation.

Outre le député PS Yann Galut, qui est avocat, l'UMP Georges Fenech, magistrat de profession, l'écologiste Eric Alauzet, le divers droite Nicolas Dupont-Aignan, le sénateur Front de gauche Eric Bocquet et la députée européenne Eva Joly (EELV), elle aussi ancienne magistrate, participaient à cette réunion.

Auditionnée dans le cadre d'une information judiciaire pour "faux, usage de faux et escroquerie au jugement" ouverte en 2014 à la suite de plaintes déposées par Jérôme Kerviel, la policière chargée de l'enquête aurait déclaré le 9 avril avoir eu le sentiment d'être "instrumentalisée" par la Société générale, selon Mediapart.

Le juge d'instruction Roger Le Loire a depuis saisi la brigade financière pour vérifier les points soulevés par celle qui a quitté la police judiciaire il y a quelques mois, selon une source judiciaire.

Jérôme Kerviel a dit lors de son procès ne pas avoir informé ses supérieurs des positions qu'il prenait mais estimé que la Société générale ne pouvait pas ne pas savoir.   Suite...