** LE POINT SUR LES MARCHÉS à l'ouverture des Bourses en Europe **

mardi 19 mai 2015 09h57
 

Les principales Bourses européennes ont ouvert en nette hausse mardi, portées par la perspective d'un renforcement provisoire des rachats d'actifs de la BCE et un moindre pessimisme concernant l'issue du dossier grec, au lendemain des nouveaux records de Wall Street.

À Paris, l'indice CAC 40 gagne 1,86% à 5.105,64 points vers 07h50 GMT. À Francfort, le Dax prend 1,73% et à Londres, le FTSE avance de 0,39%, ce dernier étant plombé par le recul des valeurs minières sur fond de hausse du dollar.

L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro progresse de 1,84% et le FTSEurofirst 300 de 1,58%.

Les marchés actions européens, qui semblent ainsi bien partis pour enchaîner une deuxième séance consécutive de hausse, sont vraisemblablement soutenus par l'accès de faiblesse de l'euro par rapport au dollar.

La monnaie unique, qui avait atteint la semaine dernière un pic de quatre mois face au billet vert, se replie de 1,25% contre le dollar après avoir déjà reculé de 1,2% lundi.

Cet accès de faiblesse de l'euro est lié aux propos de Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, disant que cette dernière allait "légèrement" augmenter ses rachats mensuels d'actifs en mai et en juin dans l'anticipation d'une liquidité moins abondante au cours des mois de juillet et août.

La nouvelle hausse du dollar, qui gagne 0,77% par rapport à un panier de devises internationales, affecte les cours du pétrole, qui semblent s'orienter vers une troisième séance de baisse de suite, marquant ainsi un coup d'arrêt à leur rebond observé depuis mars.

Le triptyque baisse de l'euro, bas niveau des cours du brut et injection de liquidités de la BCE explique largement la progression des Bourses européennes depuis le début de l'année ainsi que la reprise de la croissance constatée dans la zone euro.

En écho à ce qu'a dit lundi soir son homologue des Finances Yanis Varoufakis, le ministre grec du Travail, Panos Skourletis, a déclaré mardi qu'Athènes allait rapidement conclure un accord avec ses créanciers internationaux, ce qui permettrait à la Grèce de se voir verser des fonds dont elle a un besoin urgent.   Suite...