Ghosn juge la structure de Renault-Nissan "stable"

lundi 18 mai 2015 07h07
 

YOKOHAMA, Japon, 18 mai (Reuters) - Le renforcement du pouvoir de l'Etat français sur Renault ne nécessite pas de modifier la structure de l'alliance du constructeur français avec le japonais Nissan, a déclaré lundi Carlos Ghosn.

Le PDG des deux constructeurs, qui s'exprimait devant des journalistes au Japon, a qualifié de "stable" la structure du capital de l'alliance Renault-Nissan.

Un débat sur la forme que Carlos Ghosn entend donner à l'alliance entre les deux groupes se pose depuis le renforcement de l'influence de l'Etat français au sein de Renault, actée lors de l'asssemblée générale du constructeur, le 30 avril.

L'Etat est parvenu à bloquer une résolution instaurant le principe "une action-une voix" et donc à s'assurer les droits de vote double prévus par la loi Florange. La résolution a recueilli 60,53% des voix, alors qu'il lui fallait une majorité des deux-tiers pour passer.

Même s'il entend ramener sa participation à 15% après l'AG, l'Etat français sera donc en mesure de peser davantage à l'avenir dans les destinées d'une alliance inédite dans le secteur automobile, à laquelle Carlos Ghosn a donné l'an dernier un coup d'accélérateur.

(Maki Shiraki; Patrick Vignal pour le service français, édité par Gilles Guillaume)