France-La CGC dit non à la fusion des retraites complémentaires

lundi 18 mai 2015 14h00
 

* Des régimes de retraites complémentaires en déficit

* La CFE CGC fait de l'Agirc un marqueur du statut de cadre

* Cour des comptes et Medef proposent une fusion Agirc-Arrco

PARIS, 18 mai (Reuters) - A dix jours de la reprise des négociations sur les retraites complémentaires des salariés, le 27 mai, la CFE CGC lance mardi une campagne préventive contre une fusion des caisses Agirc et Arrco, qui sonnerait selon elle le glas du statut des cadres.

La présidente du syndicat de l'encadrement, Carole Couvert, juge la perspective d'une telle fusion suffisamment plausible pour être considérée comme une menace sur l'Agirc, à laquelle sont affiliés quatre millions de cadres et assimilés.

"Aujourd'hui, nous constatons que nous sommes les seuls à nous battre pour défendre l'Agirc", a-t-elle déclaré à Reuters. "Nous voulons donc alerter l'opinion publique et mobiliser les salariés parce que ça se joue maintenant."

Les deux régimes versent à 12 millions de retraités plus de 70 milliards d'euros par an et leur assurent un complément de revenu représentant entre 25% et 50% de leur pension globale, voire jusqu'aux deux tiers pour des cadres supérieurs.

Mais si rien n'est fait, les réserves de l'Agirc seront épuisées en 2018. Celles de l'Arrco, à laquelle sont affiliés la quasi-totalité des salariés du secteur privé, y compris les cadres, subiraient le même sort vers 2023-2025.

L'Arrco reverse déjà plus d'un milliard d'euros à l'Agirc chaque année au titre de la solidarité entre les deux caisses.   Suite...