LEAD 1-Athènes a puisé dans ses réserves au FMI pour le payer

mardi 12 mai 2015 16h45
 

(Actualisé avec confirmation d'une source de la banque centrale et du FMI, éléments de contexte)

par Lefteris Papadimas et George Georgiopoulos

ATHENES, 12 mai (Reuters) - La Grèce a puisé dans sa position de réserve au Fonds monétaire international pour rembourser lundi 750 millions d'euros qu'elle devait au FMI lui-même, a confirmé mardi un responsable de la banque centrale grecque.

Cette décision a permis au pays d'éviter de faire défaut sur une échéance à haut risque mais elle vient souligner sa situation financière difficile alors que les discussions en cours avec les partenaires de la zone euro n'ont toujours pas débouché sur un accord qui permettrait le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide à Athènes.

La position de réserve est l'un des deux comptes auprès du FMI dont dispose chacun des 188 pays membres de l'institution, l'autre étant celui où est placée sa quote-part finançant le Fonds. Les pays membres ne peuvent y retirer de l'argent qu'avec l'autorisation de l'organisation internationale.

A Washington, un porte-parole du FMI a confirmé le remboursement des 750 millions mais s'est refusé à toute précision sur la transaction. "Nous ne publions pas d'informations sur les détails des transactions des pays membres avec le Fonds", a-t-il dit en réponse à une question.

Un responsable gouvernemental grec a dit à Reuters que la Grèce avait prélevé environ 650 millions d'euros sur la position de réserve afin de rembourser le prêt qui arrivait à échéance ce mardi. "Le gouvernement a aussi utilisé environ 100 millions de ses réserves de liquidités", a-t-il ajouté.

Le responsable de la banque centrale a précisé que la décision avait été prise à la suite de deux réunions la semaine dernière entre le gouverneur de l'institution, Yannis Stournaras, le vice-Premier ministre Yannis Dragasakis et le vice-ministre des Affaires étrangères Euclide Tsakalotos, qui depuis fin avril coordonne les négociations avec les créanciers internationaux sur la dette grecque.

  Suite...