Athènes s'en tient à ses "lignes rouges", attend des concessions

jeudi 7 mai 2015 12h42
 

ATHENES, 7 mai (Reuters) - Le gouvernement grec tient pour non négociables ses "lignes rouges" sur le marché du travail et sur la question des retraites et attend de ses créanciers de l'UE et du FMI qu'ils fassent des concessions pour parvenir à un accord, a déclaré jeudi un porte-parole du gouvernement d'Alexis Tsipras.

"Les 'institutions' ne doivent pas s'attendre à ce que le gouvernement cède sur tout", a déclaré Gabriel Sakellaridis lors d'une conférence de presse. "Lorsqu'on négocie, il doit y avoir des concessions mutuelles."

A titre d'exemple, a-t-il poursuivi, Athènes n'insiste pas sur la question d'un allégement de sa dette dans ses discussions avec ses partenaires et ce, afin de faciliter un accord.

"Nous ne franchirons pas nos lignes rouges", a-t-il toutefois ajouté, soulignant: "Il est clair que nous ne pouvons pas réduire les pensions de retraite."

Les discussions se poursuivent entre la Grèce et ses créanciers à l'approche d'une nouvelle réunion des ministres des Finances de l'Eurogroupe, lundi à Bruxelles, dont Athènes souhaite qu'elle débouche sur un communiqué reconnaissant la position grecque.

Lors de leur précédente réunion, le 24 avril à Riga, les ministres de l'Eurogroupe ont averti le gouvernement grec qu'il n'obtiendrait le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide financière qu'en échange d'un plan de réformes économiques complet et détaillé, et que le délai pour y parvenir était de plus en plus court. (voir )

Alexis Tsipras a remanié depuis l'équipe chargée des négociations après les critiques qui s'étaient alors abattues sur son ministre des Finances Yanis Varoufakis. (voir ) (Renee Maltezou et Angeliki Koutantou; Henri-Pierre André pour le service français)