Thales espère une moisson de contrats au Moyen-Orient

mercredi 6 mai 2015 12h36
 

PARIS, 6 mai (Reuters) - Thales travaille à plusieurs contrats potentiels au Moyen-Orient, tant dans la défense que dans le transport, a déclaré mercredi son directeur financier Pascal Bouchiat.

"Dans cette région, dans bon nombre de pays, nous travaillons aujourd'hui sur des opportunités plutôt attractives (...), bien sûr dans la défense mais aussi dans le naval", a-t-il dit lors d'une conférence téléphonique à l'occasion de la présentation des résultats trimestriels du groupe.

Il a cité également des opportunités dans le domaine spatial, en particulier en Arabie saoudite où François Hollande a conclu mardi une visite de deux jours, invité du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Pascal Bouchiat a souligné que ces opportunités allaient au-delà de l'avion de combat Rafale, produit par sa maison mère Dassault Aviation et que Thales équipe en radars, équipements de communications et calculateurs.

Il s'est toutefois refusé à tout commentaire sur le gain attendu pour Thales du contrat portant sur 24 Rafale signé lundi par le Qatar, pour 6,3 milliards d'euros en intégrant aussi des missiles.

Thales chiffre à environ un milliard d'euros sa part du contrat avec l'Egypte signé mi-février, pour un montant total de 5,2 milliards d'euros, qui comportait aussi la livraison d'une frégate multimissions Fremm construite par sa filiale DCNS, a réaffirmé Pascal Bouchiat.

Concernant la commande de 36 Rafale annoncée début avril par l'Inde, qui n'est pas encore signée, Pascal Bouchiat a confirmé que les discussions devaient démarrer prochainement, sans vouloir faire d'autre commentaire sur le sujet.

Il a également assuré que Thales serait à même de suivre toute montée en cadence de la production du Rafale.

Dassault Aviation a la possibilité de monter à un rythme de 2,5 avions par mois si nécessaire pour absorber les ventes à l'export, contre un avion par mois actuellement (11 par an en excluant le mois d'août), avait déclaré en mars son PDG Eric Trappier. (Cyril Altmeyer, édité par Dominique Rodriguez)