USA-Le déficit commercial au plus haut depuis 2008

mardi 5 mai 2015 14h52
 

WASHINGTON, 5 mai (Reuters) - Le déficit commercial des Etats-Unis a atteint en mars son niveau le plus élevé depuis près de six ans et demi, les importations ayant fortement augmenté après avoir été bloquées par un conflit social dans certains ports de la côte ouest, ce qui laisse présager une contraction du PIB au premier trimestre.

Le département du Commerce a annoncé mardi que le déficit commercial avait bondi de 43,1% à 51,4 milliards de dollars (46,0 milliards d'euros), le plus élevé depuis octobre 2008. La variation en pourcentage est la plus forte depuis décembre 1996.

Le déficit de février a été révisé à 35,9 milliards de dollars, contre 35,4 milliards en première estimations. Les économistes interrogés par Reuters attendaient pour mars un déficit de 41,2 milliards.

Ajusté de l'inflation, le déficit s'élève à 67,2 milliards de dollars en mars, le plus important depuis huit ans, contre 51,2 milliards le mois précédent.

Le déficit de mars dépasse l'estimation de 45,2 milliards de dollars retenue par le gouvernement pour calculer le chiffre de la croissance du premier trimestre publié la semaine dernière.

Washington estimait que le commerce avait retranché 1,25 point au PIB, dont la croissance annualisée est revenue à 0,2% après 2,2% au quatrième trimestre 2014.

La statistique de la balance commerciale de mars devrait aboutir à réviser le PIB pour montrer non plus une croissance mais une contraction. La deuxième estimation sera publiée à la fin du mois.

En mars, les importations ont augmenté de 7,7%, une hausse sans précédent, à 239,2 milliards de dollars. Une partie de ces importations a sans doute alimenté les stocks, qui ont enregistré au premier trimestre leur hausse la plus forte depuis le troisième trimestre 2010.

Les importations de produits alimentaires, de biens d'équipement et de biens de consommation courante n'ont jamais été aussi élevées. En revanche, les importations de matières premières, pour l'industrie et autres, n'ont jamais été aussi basses.   Suite...