4 mai 2015 / 18:39 / dans 2 ans

LEAD 1-La réforme électorale définitivement adoptée en Italie

(Précisions, contexte)

ROME, 4 mai (Reuters) - La Chambre des députés italienne a définitivement approuvé lundi la réforme électorale dont le président du Conseil Matteo Renzi a fait l‘une des priorités de son mandat.

Après plus d‘un an de discussions au Parlement, la chambre basse, qui compte 630 sièges, a adopté le texte par 334 voix contre 61, malgré les objections soulevées par les partis d‘opposition et certains élus du Parti démocratique (PD) du chef du gouvernement.

Une quarantaine ou une cinquantaine de députés “frondeurs” du PD ont voté contre la réforme et la plupart des élus de l‘opposition n‘ont pas participé au scrutin en signe de protestation.

La nouvelle loi, qui n‘entrera en vigueur qu‘en juillet 2016, introduit notamment un système à deux tours pour les élections législatives afin d‘assurer l‘émergence de majorités claires et éviter les impasses politiques comme celle de 2013.

En raison d‘une instabilité politique chronique, l‘Italie a connu quatre gouvernements depuis le début de la décennie.

“Nous allons avoir un système qui fera de notre pays un modèle de référence pour la stabilité politique, une condition du développement économique et culturel”, a assuré Matteo Renzi.

Pour ses adversaires, la nouvelle loi accorde trop de pouvoirs au parti qui arrive en tête des élections et ne permet pas aux électeurs de choisir directement leurs représentants.

Les partis d‘opposition ont appelé le président de la République, Sergio Mattarella, à ne pas promulguer le texte. Ils menacent aussi d‘organiser un référendum.

“Nous disons non à cette loi qui crée un Etat à parti unique”, a déclaré Renato Brunetta, président du groupe Forza Italia à la Chambre des députés.

Forza Italia, le mouvement de Silvio Berlusconi, avait dans un premier temps soutenu le texte mais a changé d‘avis à la suite d‘un affrontement avec Matteo Renzi sur le choix du président de la République en janvier dernier.

La semaine dernière, le président du Conseil avait engagé trois fois la responsabilité de son gouvernement sur la réforme électorale pour passer en force à la chambre des députés et éviter l‘adoption de nouveaux amendements.

L‘Italie a connu 63 gouvernements depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. (Roberto Landucci, Guy Kerivel pour le service français)

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