UE-Vingtaine de plaignants dans le dossier contre Google-sources

vendredi 24 avril 2015 21h10
 

par Foo Yun Chee et Eric Auchard

BRUXELLES/BERLIN, 24 avril (Reuters) - La mise en accusation de Google par la Commission européenne la semaine dernière fait suite aux plaintes d'une vingtaine de sociétés en Europe et aux Etats-Unis, dont Microsoft, ont déclaré vendredi des sources au fait du dossier.

En tant que plaignantes, ces sociétés pourront avoir un exemplaire de la "communication des griefs" adressée par l'exécutif européen à Google et pourront plaider leur cause devant des experts de la concurrence si Google sollicite une telle audience.

Une trentaine de sociétés ont fait part publiquement de leurs plaintes mais à ce jour seuls la Commission et Google savent exactement qui sont les parties plaignantes officielles de la communication des griefs.

Selon l'une des sources, parmi les parties plaignantes figurent le moteur de recherche juridique français eJustice (y compris 1plusV, qui gère le site Ejustice.fr et le moteur de recherche), le comparateur de prix britannique Foundem, une association allemande de listings professionnels VfT ainsi que les éditeurs de presse allemands VDZ et BDZV.

La liste inclut aussi les prestataires de services de cartographie en ligne Euro-Cities, Hot-map et Streetmap, le compilateur d'articles de presse italien nnpt.it, le site néerlandais sur le football Elfvoetbal, Microsoft, le comparateur de prix français Twenga et Yelp, site américain de publication d'avis de consommateurs.

Les voyagistes en ligne Expedia, Odigeo, TripAdvisor, le comparateur de prix américain Nextag (y compris sa filiale allemande Günstiger) et le comparateur de prix dans la mode Visual-Meta, de l'éditeur allemand Axel Springer, sont aussi sur la liste, que complètent le groupe de pression ICOMP et un plaignant anonyme.

Le comparateur de prix britannique Moneysupermarket.com est considéré comme une tierce partie intéressée.

Ricardo Cardoso, porte-parole de la Commission s'est refusé à tout commentaire, réaffirmant que l'exécutif européen n'avait pas coutume de révéler les noms de plaignants lors d'une procédure relevant du droit de la concurrence. Google n'a pas répondu à un courriel qui lui a été adressé.

Yelp, Expedia, Foundem, ICOMP, Hot-Map, Euro-Cities et 1plusV ont confirmé qu'ils étaient plaignants sans savoir s'ils sont cités dans le document de l'Union européenne. Les autres sociétés n'ont pas répondu aux sollicitations de commentaire. (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Mathilde Gardin)