Mester (Fed) aimerait une hausse de taux assez rapidement

jeudi 16 avril 2015 21h36
 

NEW YORK, 16 avril (Reuters) - La Réserve fédérale devrait amorcer "assez rapidement" la remontée progressive de ses taux d'intérêt dès lors que l'économie se sera reprise après le coup de mou du premier trimestre, a estimé jeudi Loretta Mester, la nouvelle présidente de l'antenne de Cleveland de la Fed.

Le ralentissement de la croissance en début d'année a probablement été transitoire, a-t-elle fait valoir devant un parterre d'économistes.

Elle a vanté l'idée d'une remontée très graduelle des taux d'intérêt, qui permettrait de ne pas faire dérailler la reprise portée par le redressement du marché du travail et la meilleure situation financière des ménages.

Attendre trop longtemps pourrait déstabiliser les marchés financiers, a fait valoir Loretta Mester, invitée du Forecasters Club of New York.

Répondant ensuite aux questions des journalistes, elle a jugé toujours possible une première hausse de taux dès le mois de juin, à condition que les indicateurs publiés d'ici là confirment l'amélioration de la situation économique au deuxième trimestre.

Le calendrier de la hausse des taux continuent de diviser les responsables de la Fed. S'exprimant au même moment à Londres, le président de la Fed de Boston, Eric Rosengren, s'est dit opposé à un relèvement dès juin.

"L'idée d'attendre plus longtemps m'est sympathique, quitte à accélérer la cadence ensuite si cela est nécessaire", a-t-il dit à la presse après avoir prononcé un discours. "Mais même si on attend davantage, il se peut qu'on n'ait pas à relever les taux de manière particulièrement abrupte".

Dennis Lockhart, le patron de la Fed d'Atlanta, s'est lui aussi dit enclin à attendre tout en se disant confiant dans le redressement de l'économie.

"Je pencherais pour un peu plus tard plutôt qu'un peu plus tôt", a-t-il dit à West Palm Beach en Floride. "Juin reste sur la table mais cela n'est pas ma préférence", a-t-il ajouté en expliquant que la Fed devra être certaine de la pérennité de la reprise avant de relever ses taux.

(Jonathan Spicer, avec Francesco Canapa à Londres et Howard Schnedier à West Palm Beach, Véronique Tison pour le service français)