March 16, 2015 / 5:03 AM / 2 years ago

USA-Les profits des entreprises attendus en hausse de 1,7%

4 MINUTES DE LECTURE

(Répétition sans changement d'une dépêche diffusée vendredi)

par Caroline Valetkevitch

NEW YORK, 16 mars (Reuters) - Le moteur des profits des entreprises américaines semble en panne sèche et les analystes de Wall Street estiment qu'après deux trimestres de baisse des résultats, ceux-ci devraient s'améliorer au second semestre pour éviter que 2015 ne devienne la pire année en la matière depuis la dernière récession.

Pourtant prudentes, ces prévisions pourraient bien se révéler trop optimistes si le cours du baril de brut léger américain reste sous 50 dollars et si le dollar demeure au plus haut depuis 12 ans face à l'euro.

Les attentes de Wall Street en matière de bénéfices des sociétés cotées ont été revues en forte baisse ces derniers mois: le marché n'attend plus qu'une croissance de 1,7% des profits selon les données Thomson Reuters.

Le secteur de l'énergie devrait être le plus sévèrement touché avec une chute de 55% de ses bénéfices mais les perspectives se sont détériorées pour pratiquement tous les autres secteurs.

Au début de l'année, les analystes tablaient sur une progression de 8,1% des bénéfices en 2015.

Si le nouveau consensus d'une hausse de 1,7% seulement est confirmé par les publications, 2015 sera la pire année pour les entreprises de l'indice Standard & Poor's-500 depuis 2009, lorsque leurs profits avaient diminué de 5,5%.

Les estimations pour les premier et deuxième trimestres sont déjà négatives, les analystes tablant sur un recul de 2,7% pour janvier-mars et de 0,1% pour avril-juin.

Une telle évolution pourrait devenir problématique pour les investisseurs alors que le S&P-500 affiche aujourd'hui un ratio cours/bénéfice (PER) de 17,1, supérieur à sa moyenne de long terme d'environ 15.

Les télécoms épargnées

"On en est à se demander s'il y aura la moindre croissance des bénéfices cette année", explique John Carey, gérant de Pioneer Investment Management. "Avec un multiple légèrement supérieur à la moyenne de long terme, il faut se demander si le marché va aller quelque part."

L'envolée du dollar, dont la vitesse a surpris la majeure partie des observateurs, pourrait avoir un impact plus important sur les résultats d'entreprise que la chute des cours du pétrole car les sociétés du S&P-500 réalisent près de la moitié de leur chiffre d'affaires global hors des Etats-Unis, soulignent des analystes.

"C'est la violence même de l'évolution (du dollar) sur une période aussi brève qui pose problème aux entreprises multinationales, qui ne peuvent pas se couvrir contre la rapidité et l'ampleur de cette hausse", dit Mark Luschini, responsable de la stratégie d'investissement de Janney Montgomery Scott.

Le dollar s'est apprécié de plus de 23% face à un panier d'autres grandes devises de référence depuis juin dernier et face à l'euro, il a pris environ 12% sur la même période.

C'est pour le secteur de l'énergie que les analystes sont devenus particulièrement pessimistes après la chute de 55% du cours du baril de brut léger américain (WTI) depuis fin juin 2014: sans ces valeurs, les bénéfices du S&P-500 sur l'ensemble de cette année seraient attendus en hausse de 8,4% selon les données Thomson Reuters.

A l'opposé, le secteur des télécommunications est le seul pour lequel les estimations n'ont pas encore été abaissées et ses profits sont attendus en hausse de 5%.

Marc Angrand pour le service français

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