** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

jeudi 12 mars 2015 18h22
 

PARIS/LONDRES, 12 mars (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé dans
le désordre jeudi, tout en restant près de leurs plus hauts niveaux en sept ans,
à l'issue d'une séance dominée par le repli du dollar et une série de résultats
mitigés de poids lourds de la cote.
    Le dollar a interrompu son envolée et perd 0,4% face à un panier de devises
de référence à la suite de l'annonce d'un recul inattendu des ventes au
détail en février aux Etats-Unis qui ont quelque peu apaisé les craintes d'un
relèvement des taux de la Réserve fédérale dès le mois de juin. 
    À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse 0,21% à 4.987,33 points. Le
Footsie britannique a gagné 0,59%, soutenu notamment par Astrazeneca, et
le Dax allemand a fini sur une note quasi-stable (-0,06%). Les indices
européens témoignent aussi d'une situation contrastée avec +0,02% pour le
FTSEurofirst 300 et -0,23% pour l'Eurostoxx 50.
    A la clôture en Europe, le Dow Jones et le S&P-500 gagnaient environ 1% mais
le Nasdaq ne progresse que de 0,57%, freiné par Intel, qui accusait une
perte de plus de 4% après avoir sensiblement revu en baisse sa prévision de
chiffre d'affaires trimestriel. L'indice technologique en Europe
 a perdu 0,6%, l'une des plus fortes baisses sectorielles du jour.
    AtraZeneca a pris 4,05%, deuxième plus forte hausse de l'EuroFirst
300, dans l'espoir de bonnes nouvelles sur son médicament clé pour le coeur
Brilinta lors de la présentation des résultats d'essais cliniques ce week-end.  
       
    En termes de résultats, si certaines sociétés ont dépassé les attentes, dont
le producteur allemand de sel K+S (+7,45%) et le groupe néerlandais
d'ingénierie sous-marine Boskalis (+5,03%), d'autres ont déçu.
    L'assureur italien Generali a notamment perdu 4,4% après avoir
annoncé une hausse de son dividende malgré une baisse de 12,5% de son bénéfice
2014 pour cause de charges exceptionnelles. 
    Lufthansa a cédé 2,76% après avoir annoncé que sa division
allemande, qui comprend sa marque éponyme et Germanwings, avait vu son bénéfice
baisser de près de 11% en 2014, à 252 millions d'euros. 
    Alors que la saison des résultats en Europe approche de son terme, les
données de Thomson Reuters StarMine montrent que les sociétés, qui commencent à
tirer profit de la faiblesse de l'euro, ont publié des résultats trimestriels en
hausse de 15,9% en moyenne, pourcentage le plus élevé depuis la mi-2011 et
nettement plus que la progression de 6,8% aux Etats-Unis.
    A Madrid, Banco de Sabadell a reculé de 6,1% après avoir lancé une
offre sur la banque britannique TSB pour environ 2,5 milliards d'euros,
soit 340 pence par action. TSB a pris 23,47% à 326,10 pence. 
    Sur le marché des changes, l'euro regagne du terrain après avoir accentué
son recul en début de semaine avec le démarrage du programme d'achats d'actifs
de la Banque centrale européenne (BCE), alors que la Fed s'apprêterait elle au
contraire à relever ses taux.   
    La monnaie unique a perdu environ 25% de sa valeur face au dollar 
depuis un an, donnant un sérieux coup de pouce aux entreprises européennes dont
environ 50% des résultats sont dégagés hors de la zone euro. Les analystes ont
noté que chaque baisse de 10% de l'euro contre un panier de devises devrait
entraîner une hausse de 6 à 8% des profits des sociétés européennes.    
    "Jusqu'ici, (Mario) Draghi atteint son objectif et il est aidé en cela par
les Etats-Unis (...)", dit Veronika Pechlaner, gérante chez Ashburton.
    Sur le front du pétrole, le Brent s'est retourné en cours de séance et
recule vers les 57 dollars le baril en dépit du repli du dollar. Quant au brut
léger américain, il est passé sous les 48 dollars dans la crainte d'une nouvelle
augmentation des stocks de brut au terminal de Cushing (Oklahoma).    
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Avec Rodrigo Campo, Blaise Robinson et Alistair Smout, Juliette Rouillon pour
le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)