Le Kremlin tente de dissiper des rumeurs sur la santé de Poutine

jeudi 12 mars 2015 16h03
 

MOSCOU, 12 mars (Reuters) - Vladimir Poutine est en bonne santé, a assuré jeudi le Kremlin, qui a tenu à dissiper les rumeurs sur le président russe à la suite de l'annulation de son voyage au Kazakhstan puis d'un autre de ses engagements.

La visite de Vladimir Poutine à Astana au Kazakhstan a été annulée parce que le président russe est malade, a déclaré mercredi une source gouvernementale kazakhe, ce qui a attisé sur les médias sociaux la rumeur qu'il était arrivé quelque chose au dirigeant, âgé de 62 ans.

A la question de savoir si le président est en bonne santé, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a répondu par un "oui" clair et net. "Il a des rendez-vous tout le temps", a-t-il dit à Reuters. "Il a des rendez-vous aujourd'hui, demain."

Selon le quotidien RBK, Vladimir Poutine n'a pas été vu en direct à la télévision depuis sa rencontre le 5 mars avec le président du Conseil italien Matteo Renzi. Des photos diffusées sur le site du Kremlin le montrent à des rendez-vous datés du 10 et du 11 mars.

Mercredi, il était prévu que Vladimir Poutine reçoive une délégation de représentants de la région sécessionniste géorgienne d'Ossétie du Sud.

"Ils n'ont pas décollé", a dit un responsable au courant de cette visite. "Ils sont partis de chez eux dans la matinée mais ne sont pas montés à bord de l'avion parce qu'on leur a dit que la rencontre était reportée". Elle a été reprogrammée ensuite au 18 mars.

La santé de Poutine a été sous les feux de l'actualité pour la dernière fois en 2012. Trois sources avaient alors déclaré à Reuters que le président, que l'on voyait boiter en public, souffrait du dos. Le Kremlin avait démenti.

Poutine n'est pas le seul responsable russe à avoir été l'objet de rumeurs mercredi. Le rédacteur en chef du journal Nezavissimaïa Gazeta a tweeté mercredi soir avoir appris qu'un allié de Poutine, Igor Setchine, PDG de la compagnie pétrolière russe Rosneft, serait limogé ce jeudi. Un porte-parole de Rosneft a démenti. (Maria Tsvetkova; Eric Faye pour le service français)